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France

 

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Moussa T.  Yowanga

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 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

De qui se moque-t-il, le président Joseph Kabila Kabange ? De ses détracteurs, ses opposants, du peuple congolais ou des Nations Unies qui se battent depuis toujours pour la paix et la réconciliation en faveur de ce vaste pays des Grands-Lacs ? Qui donc est-il d’ailleurs sans le peuple, surtout lorsqu’un président comme lui commence ainsi à faire du zèle en faisant valoir ses capacités militaires et politiques à résister face à une opposition divisée pour conserver les privilèges purement égoïstes et personnels du pouvoir ? En tout cas, sans trop faire de commentaires, il peut beau s'agiter comme bon lui semble, mais si un jour le destin ou Dieu pour ceux qui croient en lui, décide de le mettre hors du pouvoir congolais, il n’y aura aucune négociation ou tromperie comme il le fait en ce moment avec son peuple.

 

C’est souvent surprenant de lire dans les colonnes de la RTBF et AFP que le président congolais Joseph Kabila assurait le samedi 03 mai 2017 dans un entretien à la presse allemande de tenir des propos mensongers concernant la tenue d'élections présidentielles cette année, en affirmant à l'hebdomadaire der Spiegel dans un rare entretien accordé à la presse à Kinshasa : « Je n'ai rien promis du tout ! Je souhaite organiser des élections aussi vite que possible ». « Nous voulons des élections parfaites, pas seulement des élections », a-t-il ajouté, expliquant que l'enregistrement des électeurs était en cours et « marche bien ». Au pouvoir depuis 2001, Joseph Kabila aurait dû quitter le pouvoir fin 2016, à l'issue de ses deux mandats, comme prévu par la constitution du pays. Le dirigeant maintient toutefois une certaine ambiguïté sur une modification possible de la constitution, en soulignant qu'elle peut avoir lieu à l'issue d'un référendum. « Jusqu'ici nous n'avons pas entamé du tout le débat » sur une éventuelle consultation populaire, affirme-t-il dans le magazine allemand. Et c’est la raison pour laquelle la presse allemande l’avait interrogé sur une éventuelle réforme de la constitution qui lui permettrait de postuler à un troisième mandat. Le chef de l'Etat a lancé : " je suis très clair là-dessus. Tout ce blabla sur un changement constitutionnel est un non-sens total".

 

Depuis janvier 2015, les violences liées au retard du processus électoral ont fait des dizaines de morts à Kinshasa et dans d'autres villes du pays. La crise s'est encore envenimée en décembre lorsque s'est achevé le mandat du président. Sous l'égide de l'Église catholique, représentants de la majorité et de l'opposition ont signé le 31 décembre un accord de partage du pouvoir prévoyant la nomination d'un Premier ministre issu de l'opposition et la tenue des élections présidentielles et législatives cette année. Une dernière question lui a été posée s'il écartait définitivement un troisième mandat ? L'intéressé a répondu: « Cela dépend de ce qu'on entend vraiment par 3e mandat ». « Nous n'avons en tous les cas pas l'intention de porter atteinte à la constitution. Et comment je pourrais avoir un 3e mandat sans porter atteinte à la constitution ? », Conclut-il. A Z B

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