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France

 

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Moussa T.  Yowanga

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 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Jusqu’à où ira l’Egypte, ce pays africain, qui partage des larges frontières avec les pays du Golfe, dans sa décision de solidarité avec l'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, le Bahreïn de rompre leurs relations diplomatiques avec le Qatar, pourtant membre à part entière de la coalition arabe. L’Egypte a demandé lundi 05 mai 2017 à l'ambassadeur du Qatar au Caire de quitter le pays sous 48 heures, après avoir rompu ses relations diplomatiques avec le riche émirat gazier accusé de soutenir le « terrorisme ». D’après l’AFP rapportant un communiqué de presse des autorités égyptiennes, « L’ambassadeur du Qatar en Egypte, Saif Bin Muqaddam Al-Buainain, ndlr) a été convoqué au siège du ministère des Affaires étrangères (...), un délai de 48 heures lui a été donné pour quitter le pays. » Selon l’AFP, le chargé d'affaires égyptien à Doha a également été rappelé et devrait rentrer au Caire sous les 48 heures, a annoncé le ministère des Affaires étrangères égyptien dans un communiqué. En rappel, l’AFP revient sur un passé très mouvementé depuis que l'armée égyptienne a destitué le président islamiste Mohamed Morsi en 2013.

 

Le Qatar était l'un des principaux soutiens de Morsi et avait dénoncé son éviction par l'ex-chef de l'armée et actuel président Abdel Fattah al-Sissi. Le riche émirat gazier du Golfe a condamné à plusieurs reprises la répression lancée par le régime contre les pro-Morsi. Mais outre l'Egypte, l'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis et le Bahreïn ont annoncé lundi peu avant l'aube la rupture de leurs relations diplomatiques avec Doha, accusé de soutenir Al-Qaïda, le groupe Etat islamique (EI), mais aussi la confrérie islamiste des Frères musulmans. L’Arabie Saoudite accorde juste quatorze jours aux citoyens qataris pour quitter l'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis et Bahreïn et les ressortissants de ces trois pays se voient interdire de se rendre au Qatar. Face à cette situation tendue opposant les pays du Golfe entre eux et en même membres de la coalition arabe, le président américain Donald Trump a appelé lundi, la Cour suprême des Etats-Unis afin d’examiner « en urgence » son décret anti-immigration à l'encontre de certains pays musulmans, dont il demande une version « beaucoup plus stricte ». C’est ainsi que son administration eut saisi Jeudi dernier la Cour suprême pour faire rétablir ce décret interdisant temporairement l'arrivée sur le sol américain aux ressortissants de six pays (Iran, Libye, Somalie, Syrie, Soudan et Yémen) et à tous les réfugiés.

 

La justice fédérale avait déjà rejeté une première mouture de ce décret et une seconde version a également été suspendue. Donald Trump s'en est également pris à son propre ministère de la Justice, estimant qu'il aurait dû conserver la version originale de son décret « et pas la version édulcorée, politiquement correcte, qui a été soumise à la Cour suprême ». Depuis la fin mai, Les Etats-Unis peuvent exiger des demandeurs de visas, quelle que soit leur nationalité, des informations sur leur identité et leurs comptes sur les réseaux sociaux, dans un contexte de durcissement de la politique migratoire américaine. Interrogé par l’AFP, le président américain Donald Trump s’exclame en disant tout haut : « De toute façon, nous procédons à des vérifications extrêmes des gens qui arrivent aux Etats-Unis pour que notre pays reste en sécurité. Les tribunaux sont lents et politisés. »

Ahmat Zéïdane Bichara

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