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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

 Email :  raf.journal09@gmail.com

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

A quand la fin du conflit Israélo-palestinien ? Et de qui viendront réellement les solutions à cet imbroglio qui continue d’endeuiller les familles palestiniennes comme israéliennes ? En tout cas, beaucoup d’initiatives diplomatiques portées exclusivement par les Etats-Unis semblent toujours vouées à l’échec pour résoudre définitivement l’un des plus vieux conflits au monde. Et plus ça dure, plus ça commence sérieusement à taper sur les nerfs des belligérants des deux camps, notamment les plus modérés épris de paix et tous ceux à travers le monde qui, par devoir de solidarité et d’humanisme sont préoccupés par le drame israélo palestinien. Et pourtant, rares sont les journaux de la presse occidentale, qui consacrent leur une aux escalades permanentes entre les deux voisins quoique la RTBF ait fait un large écho cette semaine via sa rubrique Opinions.

Au début de son analyse, la RTBF fait d'abord un rappel historique de ce conflit : « Alors que voilà 100 ans, en 1917, la Grande-Bretagne promettait unilatéralement de favoriser l’établissement d’un foyer national juif en Palestine par la déclaration Balfour, Alors que voilà 70 ans, en 1947, l’ONU votait le plan de partage de la Palestine et que, dans la foulée, les trois quarts de la population palestinienne étaient chassés de leur terre par un processus de nettoyage ethnique, et que l’autre volet du plan, la création d’un État arabe, n’a toujours pas été réalisé, Alors que voilà 50 ans, par la guerre de 1967, Israël occupait la Cisjordanie, Jérusalem-Est, la bande de Gaza et le plateau du Golan et entamait immédiatement la colonisation de ces territoires en violation du droit international humanitaire et des résolutions de l’ONU, Aujourd’hui, en 2017, l’occupation continue et avec elle, non seulement l’accaparement continu des terres palestiniennes via la colonisation, mais aussi la désagrégation programmée de la société palestinienne par une répression violente de toute velléité de résistance, y compris des manifestations pacifiques. Aujourd’hui, en 2017, l’occupation réalise un développement de la Palestine, à Gaza sous blocus complet comme en Cisjordanie, morcelée par les check points, les colonies, le mur et les routes de contournement réservées aux colons israéliens. Aujourd’hui, en 2017, plus de 6 millions de réfugiés palestiniens vivent en exil dans le monde, la plupart dans des camps, sans pouvoir exercer leur droit au retour, et plus d’un million et demi de Palestiniens vivent en Israël, traités en citoyens de seconde zone, victimes de discriminations diverses. »

Le journaliste auteur de cette analyse politique ajoute aussi qu’aujourd’hui, en 2017, malgré de nombreuses condamnations d’institutions internationales ainsi que d’organisations non gouvernementales, la politique israélienne jouit d’une totale impunité. Il considère que devant l’absence de sanctions de la communauté internationale, les dirigeants israéliens renforcent leurs politiques racistes et discriminatoires à l’égard des Palestiniens: légalisation des colonies, détention de mineurs, destructions répétées d’infrastructures, pressions sur les organisations de défense des droits de l’Homme ou de la paix en Israël, interdictions d’entrée sur le territoire israélien, etc. D’après l’auteur de cette analyse considérée comme une opinion personnelle : «Si nous ne pouvons oublier la responsabilité historique des États européens dans cette tragédie, nous ne pouvons pas non plus éluder leurs complicités dans la perpétuation de cette situation. L’Union européenne et ses États membres contribuent à conforter l’occupation de par leur refus de sanctionner Israël et leur Business as usual en matière de coopération dans les domaines économique, militaire ou sécuritaire avec cet État coupable de crimes de guerre. »

Il rappelle que depuis des décennies, de nombreux textes d’institutions internationales attestent tour à tour le caractère illégal de l’occupation : les nombreuses résolutions des Nations Unies, l’Avis consultatif de la Cour internationale de Justice sur le tracé du Mur érigé par Israël en Territoire occupé, et s’accompagnent de l’exigence clairement établie en droit international de ne pas cautionner, reconnaître ou prêter assistance à la colonisation. Il continue de dire toujours que depuis des décennies, ces textes n’ont pour autant jamais permis aux Palestiniens de jouir d’un droit élémentaire : celui de vivre librement dans un État qui leur revient de droit. Pour toutes ces raisons, nous, citoyens de Belgique et d’ailleurs, conscients du rôle joué par nos gouvernements et des responsabilités qui leur incombent en matière de droit international, lançons un appel à soutenir les revendications de la campagne « Palestine : 50 ans sous occupation ».

En parlant au nom d’un collectif qui apportent certainement leur soutien aux Palestiniens ou qui tiennent que ce problème ait le plus rapidement des solutions tangibles ,il recommande : « Concrètement, nous demandons aux gouvernements belges, fédéral, communautaires et régionaux, et en particulier à Didier Reynders, ministre des Affaires étrangères, et à Kris Peeters, ministre de l’Économie, d’agir pour mettre fin à toutes les relations économiques, politiques et scientifiques que la Belgique entretient avec la colonisation israélienne. Dès lors, nous leur demandons d’interdire l’importation et la commercialisation des produits des colonies israéliennes sur le marché belge et d’exclure les colonies israéliennes de tous les accords bilatéraux et de coopération avec Israël. » Il met en exergue de façon précision ce qu’ils veulent dans leur collectif en formulant les choses de cette manière sous forme d’une conclusion : « C’est donc en tant que citoyens d’horizons divers mais tous attachés aux valeurs de justice, de paix et d’égalité, que nous demandons que cessent l’occupation, la colonisation et l’impunité israélienne qui durent depuis 50 ans, afin que le peuple palestinien puisse enfin jouir de ses droits les plus fondamentaux et vivre dans la dignité et la liberté. »

Moussa T. Yowanga/ Ahmat Zéïdane Bichara

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