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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

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 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Ecartée du pouvoir en mai 2016, l’ex-présidente Dilma Rousseff devrait suivre le scenario actuel qui se déroule sous ses yeux comme une revanche personnelle pour avoir été victime d’un complot ourdi par son successeur Michel Temer, aujourd’hui éclaboussé par un gigantesque scandale de corruption dans son pays. Cela confirme bien la citation de la bible : « Qui tue par l’épée périra par l’épée ». En effet, le président Michel Temer comparait devant le Tribunal supérieur électoral du Brésil depuis mardi 6 juin pour des accusations portant sur des irrégularités dans le financement de la campagne présidentielle de 2014.

S’il est déclaré coupable, il perdra sans nul doute son fauteuil présidentiel. Constitué de 7 juges, le Tribunal supérieur électoral pourrait invalider tout simplement le scrutin présidentiel qui avait porté Mme Rousseff à la présidence et M. Temer à la vice-présidence. On connaît la suite de l’histoire, puisque M. Temer succède à Mme Rousseff à la présidence après sa destitution suite aux accusations portées contre elle pour maquillages des comptes publics.Le jugement se fonde essentiellement sur des critères techniques, selon Sylvana Batini, procureure et spécialiste en droit public. Néanmoins, elle considère que la décision du tribunal électoral « peut être influencée par le contexte politique ».

Le dossier qui accable le président Temer comporte plus de 8000 pages et 80 heures de témoignages.La procédure est susceptible de se prolonger durant plusieurs semaines en cas de demande par l’un des juges de la suspension des débats pour un réexamen des preuves. L’éventualité de l’annonce du verdict par le tribunal électoral n’est pas à écarter.La reprise du jugement du président Michel Temer ne semble plus passionnée les brésiliens comme ce fut la procédure de destitution de Mme Rousseff, car on sent inéluctablement une certaine forme de lassitude des multiples scandales. Les propos d’Adalberto Silveira, un chauffeur à la retraite résume bien le sentiment général : « Je n’ai jamais vu un gouvernement aussi corrompu. Ils s’accrochent au pouvoir et vont continuer jusqu’à ce qu’ils épuisent tous les recours. Ils n’ont aucune morale ».

Malgré la procédure en cours, des appels à la démission du président Michel Temer se multiplient, des motions de destitution ont été déposées et la Cour Suprême a lancé une enquête pour corruption et entrave à la justice. Pour rien arranger son cas, dans un enregistrement sonore compromettant, il semble donner son accord pour acheter le silence d’un ancien député, actuellement emprisonné. Cela lui a valu de recevoir par le biais de ses avocats une série de 84 questions de la police fédérale, les réponses sont exigées dans un délai très court de 24h. Une phrase retient particulièrement l’attention de la police fédérale, notamment « Il faut continuer comme ça ». Celle-ci a été prononcée par M. Temer lors de sa conversation avec le magnat de l’agroalimentaire Joseslyn Batista qui lui donnait des explications relatives aux « bonnes relations » qu’il semble entretenir avec l’ancien député.

Moussa T. Yowanga

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