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France

 

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Moussa T.  Yowanga

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 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

« Si la femme commet l’adultère, son marie y est pour quelque chose », proverbe arabe. Si sans être trop provocateur en paraphrasant ce proverbe arabe, que dira-t-on ou à qui la faute « si une jeune fille à l’âge de mariage commet la fornication (adultère pour celles qui sont déjà mariées) en signe de protestation contre le refus de ses parents ou surtout de son père lui interdisant d’épouser un homme d’une autre confession religieuse que la leur ?». C’est ce qui arrive d’ailleurs très souvent dans beaucoup de milieux musulmans ou chrétiens, surtout que si les parents refusent que leur fille épouse un homme d’une autre religion que la leur selon des principes édictés par le Coran pour les uns tandis que d'autres contestent formellement le caractère impératif imposé par .les textes coraniques

Dans sa parution numéro 367 du mois d’avril, Afrique Magazine, l’un des grands journaux africains, on  y retrouve un article titré :« Tunisie : le mariage pour toutes. » Plus loin, Jeune Afrique Magazine ajoute : « Des femmes réclament de pouvoir épouser un non-musulman". Portant la signature d’une certaine Akram Belkaïd, dès la première phrase de son article, la journaliste est aussi de confession musulmane, attaque en usant un langage cru et direct, les autorités tunisiennes qui n’autorisent pas aux femmes musulmanes de leur pays d’épouser des non-musulmans. Elle considère que c’est l’une des plus grandes hypocrisies du monde arabo-musulman et c’est aussi une honteuse réalité. Akram Belkaïd, la journaliste pense que cela est injuste et malhonnête. En effet, contrairement aux hommes qui peuvent épouser qui bon leur semble, en Tunisie les femmes ne peuvent pas vivre une vie amoureuse de façon officielle avec des non-musulmans. D’après toujours cet article d’Afrique Magazine, pire, dans certains cas, elles ne peuvent même pas transmettre leur nationalité à leurs enfants quand elles s’unissent même avec un musulman d’un autre pays.

Akram Belkaïd la reporter d’Afrique Magazine, reconnait tout de même que dans ce dernier cas, des progrès ont été faits, la Tunisie ayant été une pionnière en ce sens pour résumer que la fille d’un Marocain et d’une Tunisienne est aussi une Tunisienne au regard de la loi du pays de sa mère. Toutefois, la journaliste insiste avec beaucoup de prudence par contre, aucune couverture n’a été accomplie pour ce qui concerne les mariages interreligieux. Si une musulmane veut épouser un Chrétien, un Juif, un Hindouiste ou un époux de toute autre confession, il faut que l’intéresser se convertisse à l’Islam et qu’il fournisse un certificat en ce sens. « Ce qu’il fait le plus souvent, histoire de lever les obstacles administratifs et sans que personne ne soit dupe de la sincérité de cette entrée à l’Oumma », déclare-t-elle, en terminant sa déclaration que cette inégalité devant le mariage est un scandale en Tunisie, car nombre des musulmanes mariées à des non-musulmans demeurent considérées comme des célibataires par leur pays, surtout par de leurs parents Tunisiens, voire des filles mères quand elles ont des enfants de cette union.

Selon Akram Belkaïd, journaliste et auteure de l’article, on imagine aisément les dégâts que ce genre de situation peut provoquer. Elle Conclut son article avec une bonne note en saluant l’initiative d’une coalition d’associations tunisiennes qui exige le retrait d’une circulaire de 1974 interdisant des Tunisiennes musulmanes avec des non-musulmans. Cette coalition d’associations tunisiennes pense que ce genre de dispositif viole la liberté de conscience inscrite dans la Constitution de 2014. L’Affaire est néanmoins loin d’être gagnée, avertit-elle. Afrique Magazine par le biais de sa journaliste, révèle que les autorités tunisiennes bottent prudemment en touche, tandis que les responsables religieux rappellent que la Charia est la Charia et qu’elle interdit de tels mariages.

Ahmat Zeidane Bichara

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