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France

 

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Moussa T.  Yowanga

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 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

A l’occasion du jeûne de Ramadan, « Regards d’Africains de France » votre journal en ligne s’est entretenu avec l’enseignant-chercheur d’origine tchadienne, docteur Mahamat Seïd Abazène Seïd, spécialiste du monde musulman et arabe à l’université de N’Djaména.L’enseignant-chercheur rappelle tout d’abord le sens donné au jeûne du ramadan comme l’un des cinq piliers de l’Islam, telle l’attestation de foi qui correspond chez les Chrétiens catholiques au crédo, dont le but religieux est d’affirmer qu’il n’y a point de divinité à part Dieu et que le Prophète Mahomet est son messager(comme ceux qui l’ont précédé),l’accomplir les cinq prières rituelles(l’aube, l’après-midi, le soir, le coucher et la nuit respectivement 2 rakats,4,4,3 et quatre autres. Mahamat Seïd Abazène Séïd explicite de façon précise et simple qu’au cours d’un voyage, elles peuvent être simplifiées en parlant de ces prières, celles d’après lui comportant 4 qui doivent être réduites naturellement à 2 selon les recommandations de l’Islam. L’enseignant-chercheur de l’Université du Tchad explique aussi que les prières du jour et de la nuit peuvent être respectivement associées.

 

Abordant l’aspect d’aumône rituelle (dîme), le spécialiste du monde musulman et arabe affirme qu’elle s’opère sous forme de quota annuel sur la fortune ou est prélevée sur la récolte. Alors que le pèlerinage de la Mecque pour ceux qui disposent de moyens et de facilités. Dans ce sens, les Chiites y ajoutent selon lui que le Djihad, terme arabe qui veut dire littéralement l’effort et juridiquement la défense. Il rassure que cela n’a rien à voir avec la caricature qu’on en fait dans les médias à travers ce que les terroristes soi-disant musulmans nomment Djihad contre ceux qui ne se soumettent pas à leur doctrine qu’ils soient musulmans ou non-musulmans. Malheureusement comme le constate l’Enseignant-Chercheur, beaucoup de médias nationaux et internationaux évoquent peu ou presque pas la vraie définition du Djihad et dans quelles circonstances il devient nécessaire de l’exercer selon les recommandations du Saint Coran. Pour appuyer son analyse, Mahamat Seïd Abazène Séïd, insiste sur l’idée que le jeûne du ramadan consiste en une abstinence comme le dit Marie dans l’Immaculée conception (la mère de Jésus-Christ de la Sainte Bible N.D.L.R) : « Je suis en jeûne aujourd’hui et donc je ne parle à personne ». Cette abstinence du ramadan consiste à ne pas manger, boire et avoir des rapports charnels du lever du jour (l’aube) au coucher du soleil.

 

Abezène rassure aussi que pour le reste on peut toujours se référer à la pratique chrétienne ou juive sur le bon comportement. Ainsi d’après lui, la question de la durée doit l’interpeller pour ce qui concerne les pays d’Europe où le jour n’est pas fonction du soleil, puisqu’il peut-être exagérément long ou court. « Il y a donc, si je crois bien des soleils de nuit. On doit donc réajuster le temps en fonction des jours et nuits légales, c’est-à-dire celles à partir de quoi on détermine le vrai lever du jour (avant lequel il fait nuit) et le vrai coucher du soleil (après lequel il ne fait plus jour) », argumente l’enseignant-chercheur. Il reconnait aussi que le jeûne n’est pas seulement une abstinence, mais c’est plus que cela ; un temps de profonde méditation et des prières, surtout de récitation du Saint Coran et de charité universelle. « C’est pourquoi je disais pour ceux qui connaissent les rituels juifs et chrétiens sur le bon comportement de les observer. Le jeûne n’est pas en effet une activité exclusive aux musulmans, malgré quelques différences, il est presque le même », le reconnait-il avec insistance.

 

En conclusion, docteur Mahamat Seïd Abazène s’est d’abord demandé : quand commence le jeûne du ramadan et finit-il ? Il donne lui-même la réponse à son interrogation en ces termes : « Si je devais m’en permettre une, peut paraître provocante. Le jeûne est devenu un rite officiel proclamé par les autorités publiques à travers un organe compétent, en l’occurrence le Conseil du culte, selon le moment retenu par cet organe comme étant le moment de l’apparition du croissant lunaire. Et c’est là qu’il débute, ce jeûne dont il s’agit réellement ». Il indique au final qu’il existe à cet effet des calendriers bien établis par des spécialistes (astrologues). La France par exemple donne-t-il à titre d’exemple, jeûne officiellement et c’est une bonne chose, admet-il, puisque la rupture intervient dans les mêmes conditions. « Reste-t-il encore des choses à dire ? », a-t-il lancé comme dernière question au reporter ayant réalisé cet entretien.

Ahmat Zéïdane Bichara.

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