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France

 

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Moussa T.  Yowanga

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 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Les choses commencent à sentir mauvais dans le nez du gouvernement marocain à la manière d’un fruit mûr qui pourrit progressivement. Le roi Mohammed VI a intérêt à trouver des solutions tangibles aux exigences des populations d’Al-Hoceïna afin d’éviter que ses détracteurs ne se servent pas à d’autres fins. L’Agence France Presse(AFP) révèle que plusieurs milliers de personnes manifestaient mardi soir dans les rues d'Al-Hoceïma pour demander la libération de Nasser Zefzafi, leader de la contestation populaire dans le nord du Maroc arrêté lundi par la police, a constaté l'AFP. Dans sa nouvelle d’aujourd’hui mercredi 31 mai 2017, elle rapporte qu’un de ses vidéastes avait constaté que les manifestants ont envahi les rues du quartier de Sidi Abed, non loin du centre-ville, vers 22H00 locales (et GMT) après la rupture du jeûne du ramadan. Depuis vendredi, la ville d'Al-Hoceïma est en ébullition. Des heurts nocturnes ont opposé manifestants et policiers pendant le week-end. Près de 3000 personnes se sont rassemblées lundi soir sans incident. Ils étaient encore plus nombreux mardi soir, a-t-on constaté. « Je suis fier de mon fils, il a agi en homme », a déclaré à l'AFP la mère de Zefzafi, présente dans la manifestation de ce mardi. « Il n'a rien fait d'autre que de manifester pacifiquement pour des revendications légitimes », a-t-elle commenté en pleurs.

Selon cette agence française les forces anti-émeutes se sont déployées sur une place non loin du boulevard Tarik Inb Ziyad, pour tenter de les empêcher de se rassembler. Elles ont ensuite reculé sous la pression des contestataires, dans un face-à-face tendu mais sans incident.Vers 23H00 locales (et GMT), la manifestation se poursuivait tandis que les contestataires criaient « Nous sommes tous Zefzafi », « Dignité pour le Rif », ou « Halte à la militarisation », brandissant par centaines des portraits photocopiés de leur champion.En effet, le Leader de la contestation populaire qui secoue depuis octobre la région du Rif, Nasser Zefzafi a été interpellé lundi 29 mai 2017 matin par la police pour « atteinte à la sécurité intérieure ». La police a procédé depuis vendredi à une quarantaine d'arrestations, visant essentiellement le noyau dur du « hirak » (la mouvance, nom du mouvement qui anime la contestation depuis six mois), selon un dernier décompte officiel publié lundi soir. 25 d'entre elles ont été déférées devant le parquet.

Leur procès s'est ouvert mardi mais a été immédiatement reporté au 6 juin, à la demande de leurs avocats qui se sont par ailleurs inquiétés de mauvais traitement pendant leur détention. Sept autres suspects ont été remis en liberté provisoire en attendant leur procès. Sept autres ont été libérés sans qu'aucune charge ne soit retenue contre eux.Selon l'Association marocaine des droits de l'Homme (AMDH), le nombre des interpellés dépassait lundi les 70 dans toute la province. Les images diffusées sur les réseaux sociaux montrent des images des manifestants rassemblés dans la ville voisine d'Imzouren, sous une forte présence policière. A Rabat, un rassemblement de « solidarité » de quelques dizaines de personnes a été dispersé par la police devant le parlement, a-t-on constaté. La police est également intervenue à Casablanca contre un rassemblement similaire près de la préfecture, a rapporté la presse marocaine.

Ahmat Zéïdane Bichara

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