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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

 Email :  raf.journal09@gmail.com

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Donald Trump, le tout nouveau président américain donne-t-il du fil à retordre à ses homologues de grandes puissances européennes ? Et où est l’Afrique dans tout ça ? Pendant que les grands de la planète discutent dans le cadre somptueux de Taormina, les migrants continuent à traverser la Méditerranée. Plus de 1.500 d'entre eux ont ainsi été secourus pour la seule journée de vendredi. Et, sommet du G7 oblige, les débarquements ont été interdits cette semaine en Sicile. « Jamais un G7 ne s'est tenu aussi proche de l'Afrique, mais jamais l'Afrique n'a été aussi loin des préoccupations du G7 », se désole Friederike Röder, responsable de l'ONG One, qui suit les réunions des sept grands (Etats-Unis, Grande-Bretagne, France, Italie, Allemagne, Japon et Canada) depuis des années. Pourtant, cinq chefs d'Etat et de gouvernement africain étaient invités à Taormina. Le Niger, l'Ethiopie, le Kenya, la Tunisie et le Nigeria d'où vient le plus gros contingent de migrants en Italie, ont participé le matin du samedi 27 mai 2017 à une réunion avec les membres du G7. L’occasion pour le président nigérien Mahamadou Issoufou de rappeler que les flux migratoires résultaient de « la combinaison du terrorisme, de la pauvreté, des effets du changement climatique, et de la pression démographique ».

Et finalement Donald Trump est-il comme disent certains sages africains : « un gros tronc d’arbre qui prend trop d’espace ? » C’est apparemment bien l’impression qu’il donne aux journalistes internationaux ayant assisté à cette rencontre des pays puissants de ce monde économique et militaire, rendant les discussions difficiles pouvant pourtant aider tous les membres du G7 et les autres pays invités comme ceux d’Afrique à trouver un terrain d’entente sur la lutte contre le réchauffement climatique. D’après un article publié conjointement par l’Agence France Presse(AFP) et la Radio-Télévision belge de la Communauté française(RTBF) rappelant brièvement l’accord de Paris, conclu en novembre 2015,visant à contenir la hausse de la température mondiale sous la barre des 2°C par rapport aux niveaux préindustriels, le climat et le commerce international constituent les deux grands points de divergence entre les Etats-Unis et ses partenaires du G7 (Grande-Bretagne, Allemagne, France, Canada, Italie, Japon), réunis depuis vendredi 26 mai 2017 à Taormina, en Sicile. Trump, qui avait averti avant le G7 qu'il ne déterminerait sa position qu'après ce sommet, n'a pas varié dans sa position, malgré les plaidoyers des six autres dirigeants en faveur de l'accord de Paris. L’Elysée se refuse à parler d’échec même s'il reconnaît que la formulation ne répondait pas assez à leur attente. Et si un vrai accord n’a pas été trouvé dans cette rencontre de G7, dont les vrais sujets ont été abordés le samedi 27mai 2017, la RTBF et l’AFP estiment à travers leurs analyses que les Etats-Unis pourraient sortir purement et simplement de cet accord âprement négocié ou rester mais annoncer une révision à la baisse de leurs objectifs de réduction d'émissions de gaz à effet de serre. L’administration Trump estime que les niveaux sur lesquelles l'administration de Barack Obama s'est engagée constitueraient un frein à la croissance économique américaine, une analyse qui ne fait pas, loin s'en faut, l'unanimité parmi les économistes.

Aussi ,sur une autre question épineuse du G7 concernant le commerce internationale, les journalistes de l’AFP rapportent que les Français espèrent que le communiqué final fera une référence explicite au système multilatéral et à l'OMC (Organisation mondiale du commerce) Donald Trump, qui prône un certain nationalisme économique pour favoriser le « made in America », a décidé fin avril le « réexamen » de tous les accords commerciaux signés par les Etats-Unis, dont celui de l'OMC, afin de lutter contre les « violations et abus » qu'ils entraînent, selon lui. Depuis son arrivée au pouvoir, l'administration Trump a critiqué le système de règlement des conflits de l'OMC, son outil clé pour éviter des guerres commerciales, et aurait même, selon la presse américaine, envisagé d'ignorer purement et simplement ses décisions, menaçant de facto la fonction même de l'OMC. Et où est l’Afrique dans tout ça et quelle place le G7 lui accorde-t-il ? Selon AFP et RTBF, jamais un G7 ne s’est tenu aussi proche de l’Afrique. C’est à Sicile dans cette Île italienne là où s’échouent quotidiennes centaines de migrants que les sept pays parmi les plus riches du monde ont décidé de se retrouver. Le symbole est en principe criant, pensent beaucoup de journalistes nationaux et internationaux. Malheureusement, le continent africain restera relégué à quelques paragraphes dans le communiqué final du G7. Et pourtant révèlent l’AFP et la RTBF, l'Italie, pays hôte du sommet, a fait de l'Afrique une de ses priorités et avait choisi à dessein la Sicile, « au coeur de la Méditerranée » et « pont entre l'Europe et l'Afrique », selon les mots du président du Conseil Paolo Gentiloni. En première ligne face à la crise migratoire, l'Italie, qui a vu débarquer plus de 50.000 personnes sur ses côtes depuis le début de l'année, comptait faire adopter une déclaration ambitieuse par le G7 de Taormina, et poser les prémisses d'une vision à long terme des rapports avec l'Afrique.

Selon des sources diplomatiques italiennes, une déclaration séparée sur l'Afrique et la « mobilité humaine », une façon positive d'envisager les migrations, était en projet. « Les Américains ont tué le projet et ont fait savoir fin avril qu'ils refusaient toute déclaration séparée », selon Friederike Röder, déplorant que la vision sécuritaire constitue l'alpha et l'omega de la relation avec l'Afrique. « Nous devons être durs et vigilants » sur l'immigration, a lancé cette semaine le président américain Donald Trump en tournée européenne, liant une nouvelle fois immigration et terrorisme : « des milliers et des milliers de personnes se répandent dans nos différents pays et se dispersent, et dans de nombreux cas, nous ne savons pas qui ils sont », a-t-il déclaré à Bruxelles. « Le problème n'est pas tant Trump que les autres pays, qui n'ont rien fait pour sauver le projet italien et qui se laissent faire », déplore la responsable de One. Résultat, la question des migrations et de l'Afrique en général devrait faire l'objet d'un ou deux paragraphes dans le communiqué final du G7, selon des sources italiennes.

Moussa T.Yowanga/Ahmat Zéïdane Bichara

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