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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

 

Nous y sommes, ce soir à 21h00 heures françaises, les deux vainqueurs du 1er tour de l'élection présidentielle en France, vont s'affronter selon la tradition électorale de la cinquième république, lors d'un débat télévisé, pour clarifier leurs programmes respectifs mais aussi et surtout, essayer de s'asséner mutuellement, ce qu'on appelle en politique : le coup fatal qui aura pour principale tâche de discréditer l'adversaire en prouvant son manque de crédibilité sur les principaux sujets régaliens qui intéressent les français. A y voir de près, la configuration du plateau qui nous sera servi, c'est à dire : Marine le Pen vs Emmanuel Macron, il y a lieu de se demander, s'il n'y aura plus d'étincelles qui vont éclabousser ce débat à l'allure kafkaïenne, tant les dichotomies sur le fond et la forme des programmes de nos challengers, sont perceptibles et incommensurablement irréconciliables.

Finalement pour nous les observateurs, c'est un moindre mal, dans la mesure où, nouvelle savons d'emblée à quoi nous attendre. Il y aura aucun point de convergence si ce n'est sur la question du terrorisme qui est au centre des préoccupations de nos futurs primo accédant à l'Élysée. Nous avons entendu, certains commentateurs politiques, arguer qu'Emmanuel Macron aurait dû botter en touche, comme l'avait fait Jacques Chirac en 2002, quand il s'est retrouvé face à Le Pen père. Ce qu'il faut rappeler ici, est le changement du visage du FN que Marine le Pen a su mener de mains de maître depuis l'éviction de sa patère du Front national qui, est devenu par la suite le mouvement bleu marine. Il a réussi, et il serait intellectuellement malhonnête de ne pas le reconnaître, à édulcorer ce parti jadis, nauséabond à tout point de vue, mais aujourd'hui devenu incontournable sur la scène politique française. Il est de loin en termes d'adhérents devant beaucoup de grands partis politiques républicains.

La dédiabolisation étant plus ou moins en marche, il était prévisible pour beaucoup d'entre nous que Marine Le Pen réussisse à hisser le FN au second tour de ces présidentielles, atypiques aussi bien par l'iconographie politique que par les bouleversements des paramètres et des paradigmes politiques longtemps considérés comme immuables. Le premier tour nous a enseigné qu'il serait prudent en matière électorale de ne pas se focaliser sur un capital électoral traditionnel, car les conjonctures économiques difficiles dans lesquelles les français sont englués, ont fait bouger le curseur vers les nouvelles offres politiques jugées plus pragmatiques et donc crédibles en dépit de leurs ancrages capitalistiques. On n'a aussi appris que la porosité en termes de vases communicants électoraux, est plus grande et bien fébrile qu'il ne paraît.

Toujours est-il qu'aujourd'hui, nous sommes face à un choix cornélien qui fait appel à notre âme mais aussi à notre conscience. Il faut noter que beaucoup d'électeurs et notamment ceux de la France insoumise, presque soixante pour cent (60%) ne se reconnaissent pas dans les deux candidats en lice. Mais il serait impensable qu'ils votent pour le FN, tous les opposent et donc par sursaut républicain, ils feront partie de cet immense caravane républicaine extrêmement composite pour faire barrage au FN, en votant pour Emmanuel Macron, en dehors de toute adhésion programmatique. Pour ce qui est du débat de ce soir, quel qu'en aura été sa portée, y compris même si Marine le Pen, lamine E. Macron, il y passera qu'à même, puisse que, le plafond de verre n'est pas encore prêt à céder sous le poids d'un vote d'une frange réactionnaire, haineuse et nationaliste de la France. La France est belle que quand elle est ouverte sur le monde, une France recroquevillée sur elle-même, n'aura pas d'élan.

Tahirou Hissein Dagga, correspondant permanent à Strasbourg.

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