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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

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 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

En réalité le monde ne supporte plus l’insupportable, c’est-à-dire le dictat des grandes puissances qui se prennent pour des gros poissons balayant tout devant eux. La souffrance ou la dictature est souvent inconcevable, qu’elle soit morale ou physique. Qu’on le fasse pour les humains ou pour les animaux, la douleur n’est pas loin d’être la même ou ressentie de la même manière. Voilà pourquoi le samedi 13 mai 2017, des milliers de personnes ont manifesté dans le centre de Madrid pour réclamer à grands cris « l'abolition de la tauromachie » en Espagne, le pays qui l'a inventée, ont respectivement constaté l'Agence France Presse(AFP) et les médias espagnols. D’après les déclarations des organisateurs de la manifestation anti-tauromachie, ces fêtes, avec une trentaine de corridas, « signifient la torture et la mort d'au moins 204 animaux ». « Nous luttons pour en finir avec les corridas et n'importe quelle fête organisée en Espagne où l'on maltraite les animaux pour que les gens s'amusent », a dit aux journalistes une manifestante espagnole, avocate de 48 ans, venue spécialement du Pays basque.

Pour elle, « on mesure le degré d'éthique, de morale et de civilisation d'un pays au respect qu'il a envers les animaux et à sa façon de les traiter et l'Espagne doit s'améliorer à ce niveau ». « La torture n'est pas culture », ont clamé les manifestants, à l'appel du collectif « La tauromachie est violence », composé d'associations de défense des animaux, réclamant notamment l'élimination de toute subvention aux spectacles taurins. En septembre, plusieurs milliers de manifestants avaient déjà réclamé à Madrid cette abolition. Mais la tradition reste vive en Espagne : 1.736 fêtes taurines y ont été organisées en 2015 dont 394 corridas, selon le ministère de la Culture. Les défenseurs des animaux avaient cependant remporté une victoire l'an dernier quand la région de Castille-et-Léon (nord) avait annoncé « l'interdiction de la mise à mort de taureaux en public lors de fêtes taurines populaires et traditionnelles ». La dernière édition de la fête du Toro de la Vega à Tordesillas, en septembre, s'est achevée sans mise à mort du taureau en public, alors qu'il y était traditionnellement tué à coups de lance, depuis cinq siècles.

En 2010, le parlement de Catalogne avait voté l'interdiction de la corrida dans cette région du nord-est. Mais la Cour constitutionnelle a annulé l'an dernier cette mesure en jugeant que l'Etat se doit de préserver les corridas, inscrites depuis 2015 au « patrimoine culturel immatériel » du pays. En Espagne, « on dit qu'on ne peut pas maltraiter les animaux sauf dans les spectacles autorisés », a déploré l'un des organisateurs du défilé, Jose Enrique Zaldivar, président d'une association des vétérinaires abolitionnistes de la tauromachie. « Nous avons besoin que la notion de tauromachie comme bien d'intérêt culturel disparaisse », a expliqué ce vétérinaire, ensuite « nous pourrons chercher la voie permettant d'abolir tous les spectacles taurins ». Depuis des siècles, l'Espagne magnifie l'art d'affronter le taureau et depuis le 11 mai, les arènes de la capitale accueillent les célèbres fêtes taurines de San Isidro. Ahmat Zéïdane Bichara

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