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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

La Côte d’Ivoire continue de subir la loi des hommes en arme, les anciens rebelles qui ont contribué à la victoire du Président Alassane Ouattara. Ceux-ci se sont repliés au Nord après le coup d’Etat manqué contre Laurent Gbagbo consacrant de facto la partition du pays en deux. Ils ont soutenu de façon totale Ouattara pendant la crise postélectorale qui s’est soldée par la défaite du camp Gbagbo. Pour service rendu, 8 500 d’entre eux ont été intégrés dans l’armée ivoirienne. Comme cela ne suffisait pas, des primes à hauteur de 12 millions de FCFA leur ont été promises par le président Ouattara. Le mouvement d’humeur des soldats mutins a commencé en janvier alternant le chaud et le froid. Jamais un pays n’aura été secoué par des revendications militaires à répétition.

Une mutinerie a éclaté à Bouaké, deuxième ville de Côté d’Ivoire et par ailleurs, ancienne capitale de la rébellion de 2002 à 2011. La ville de Bouaké vit sous contrôle des mutins depuis vendredi. Des scènes indescriptibles dignes d’un film western peuvent être observées dans les rues de cette ville. Des mutins armés à bord de véhicule ou de moto sillonnent calmement les rue de Bouaké. Des tirs en l’air se font entendre tandis que les entrées principales sont détenues par les mutins. La circulation est considérablement perturbée. On observe un ralentissement du trafic qui se fait au compte-gouttes. Les journalistes ne sont pas les bienvenus sur les lieux. Car les mutins ne supportent pas longtemps leur présence. Plusieurs centaines de mutins se sont mobilisés pour une démonstration de force et contraindre le gouvernement à satisfaire leurs revendications. Les témoins affirment que les mutins exercent un droit de péage d’un montant de 10 000 Francs CFA (15 euros) pour les catégories camions ou bus et 5000 FCFA ou moins pour les véhicules.

Pour se justifier de toutes sortes d’interprétations, les mutins, par la voix de leur porte parole indique : " Ce n’est pas un coup d’Etat. Nous voulons nos primes. Le président (Alassane) a signé un papier pour dire qu’il était d’accord. Quand il paiera, on rentrera chez nous. On ira jusqu’au bout. Nous sommes les 8500 qui avons porté Ouattara au pouvoir, on ne veut pas le faire partir mais il doit tenir sa parole". Selon nos confrères belges, un accord a été trouvé sur les modalités de sortie de crise si l’on en croit l’annonce faite par le ministre de la Défense Alain -Richard Donwahi. La déclaration du ministre de la Défense n’a duré que deux minutes. Face à la stupeur et panique suscitées par les mutins, ministre rassure : « Nous invitons les populations à garder leur calme et nous les assurons que tout est mis en œuvre pour un retour rapide à une situation apaisée »

Moussa T.Yowanga

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