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France

 

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Moussa T.  Yowanga

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 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Il est certes plus président de la République du Burkina Faso, mais son honnêteté d’avoir bien gérer la transition de son pays de novembre 2014 à décembre 2015 après la chute de l’ex-chef d’Etat Blaise Compaoré, lui a valu la nomination d’émissaire des Nations Unies au Burundi depuis le vendredi 05 mai 2017 où les efforts pour mettre un terme à la crise politique déclenchée par Pierre Nkurunziza sont au point mort. Comme avait su bien dire Baruch Spinoza (philosophe 1632-1677) : « la paix n’est pas l’absence de guerre, c’est une vertu, un état d’esprit, une volonté de bienveillance, de confiance, de justice. » Il est évidemment très tôt de jeter assez de fleurs ou trop d’éloges à l’égard de celui qui n’a pas trop durer dans ses fonctions de chef d’Etat, malgré tout Stéphane Dujarric,le porte-parole de l’ONU n’a pas tort de dire que Michel Kafando âgé de 74 ans, arrive à son nouveau poste d’émissaire au Burundi avec plus de trois décennies d’une vaste expérience en matière de diplomatie internationale et de politique à haut niveau.

En effet, l’ancien président de la transition du Burkina Faso a été également ancien ministre des Affaires étrangères et ambassadeur auprès de l’ONU. Ce sont là les vraies sources de cette confiance de la part des dirigeants des Nations Unies à son égard pour remplacer Jamal Benomar, qui occupait ce poste d’émissaire onusien depuis 2015 et qui était très critiqué par le gouvernement de Bujumbura dirigé par le président Pierre Nkurunziza, réclamant même sa démission. Le Conseil de sécurité a apporté son soutien le mois dernier à la proposition du médiateur Benjamin Mkapa, ancien président de Tanzanie, d'organiser un sommet régional pour exhorter gouvernement et opposition à engager des négociations. Mais les dirigeants d'Afrique de l'Est semblent divisés sur la voie à suivre et aucun progrès n'a été enregistré en vue de pourparlers entre les deux parties.

C’est ce qui explique en partie cette situation dangereuse et alarmante née ces dernières années au Burundi, cette ancienne colonie belge de 27834km2 avec une population estimée à 11099298 habitants où plusieurs centaines de personnes sont mortes et des centaines d'autres ont disparu, tandis que 390.000 habitants ont fui le pays depuis l'explosion de violences suscitée par la décision en avril 2015 du président Nkurunziza de briguer un troisième mandat controversé, qu'il a remporté. Voilà pourquoi, les relations entre le Burundi et les Nations unies ont empiré après la publication en septembre 2016 d'un rapport d'experts onusiens attribuant à la police et aux forces de sécurité gouvernementales la responsabilité de la violence qui déchire le pays depuis le printemps 2015.Espérons que la nomination de Michel Kafando en tant nouveau émissaire de l’ONU apportera la paix dans ce pays où les populations pauvres et les innocents ne savent plus à quel saint se vouer, mais si sa résidence sera encore basée à Ouagadougou, la Capitale de son pays le Burkina Faso.

Ahmat Zéïdane Bichara

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