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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Une nouvelle qui ne semble relativement pas bonne pour le continent africain. Une étude conjointe de l’Organisation de Coopération et de Développement Economique (OCDE), du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) et de la Banque Africaine de Développement (BAD) rendue public le lundi 22 mai, confirme le mauvais état de santé économique et financière que traverse l’ensemble des pays africains. Le Rapport en question révèle que la croissance économique a eu tendance à baisser au cours de l’année 2016.Le ralentissement économique n’est vraiment pas une surprise compte tenu d’un certain nombre de bouleversements, au premier rang desquels la chute de cours du pétrole, l’insécurité liée au terrorisme, l’endettement record, le tout amplifié par la corruption, la mauvaise gouvernance et l’absence d’alternance que connait la plupart des pays africains.

La RTBF, le premier organe de presse à donner cette information, rassure que les auteurs du rapport s'attendent à un rebond dans les années à venir. Ils prévoient même que la croissance économique dépassera les 4% en 2018, le double qu’en 2016 parce qu’en dépit des effets pervers de la conjoncture économique internationale, de la chute du prix des matières premières, la croissance de l’Afrique repose davantage sur la consommation des ménages, la consommation des pouvoirs publics. "Des besoins en infrastructures existent toujours, ils nécessitent des plans d’investissement extrêmement onéreux, et donc il y a encore pas mal d’opportunités en termes de développement, que ce soit dans le bâtiment et la construction, ce qu’on appelle le BTP, ou les infrastructures au sens large portuaires, routières et ferroviaires, mais également tout ce qui est dérivé, que ce soit l’assainissement des eaux, les traitements des déchets, les énergies, énergies renouvelables notamment. Donc il y a effectivement encore pas mal de besoins de première nécessité qui doivent être satisfaits en Afrique, mais il est clair que les pays africains se développent chacun à son rythme, il faut bien le dire, et offrent dès lors également des opportunités pour des biens de consommation", constate Dominique Delattre, directeur Afrique, Proche et Moyen-Orient à l’Agence Wallonne à l’exportation, interrogé par la RTBF.

D’après les rédacteurs de cette enquête économique, le PIB global de l’Afrique a progressé d’à peine 2,2% en 2016, loin des 3,6% de croissance en 2015.Le géant Nigérian, première économie du contient a basculer dans la récession en 2016 alors qu’il concentre à lui seul un tiers du PIB de l’Afrique. La situation des pays d’Afrique centrale laisse parfois certains observateurs pantois, d’autant plus que la grande partie sinon tous ces Etats producteurs de l’or noir n’ont pas su anticiper la crise économique survenue en raison de la baisse du prix de baril sur le marché international. Les mauvais chiffres du Nigeria ont un impact considérable sur la performance du continent quoique la situation d’un certain nombre des pays s’est substantiellement améliorée en 2016. Dans leur rapport, les trois grandes institutions internationales considèrent qu’à ce stade, 18 pays africains sur 54 ont atteint un niveau de développement humain moyen ou élevé, la pauvreté recule, c’est un fait, même si beaucoup reste à faire puisque 544 millions d’Africains vivent aujourd’hui dans la pauvreté sur une population totale de 1,2 milliard de personnes. Le chômage aussi est endémique, il frappe encore la moitié des jeunes Africains et, dernier élément pour souligner les défis du continent, aujourd’hui la moitié des Africains n’a pas accès à l’électricité.

Moussa T. Yowanga / Ahmat Zéïdane Bichara

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