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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

L’opposition vénézuélienne majoritaire au Parlement depuis fin 2015, confortée par la crise récurrente mène un combat acharné contre le président Nicolas Maduro afin de l’évincer du pouvoir. Et de part et d’autre, on ne veut rien lâcher. Pour ne rien arranger à la situation, la Cour suprême, réputée d’être proche du gouvernement a décidé fin mars de s’octroyer les pouvoirs du Parlement. « Tant que l’Assemblée nationale sera hors la loi, les compétences parlementaires seront exercées directement par la Cour suprême » s’est-elle justifiée. Auparavant, elle avait déclaré comme quoi tous les votes du Parlement seraient désormais considérés nuls, à cause de l’investiture des deputés antichavistes dont elle avait pourtant suspendu. La Cour suprême avait mis fin récemment au droit à l’immunité des députés qui peuvent être visés par des procès pour haute trahison devant des instances militaires, et ce, sans avoir commis le moindre délit. En revanche, la Haute cour a accordé de larges pouvoirs au président Nicolas Maduro à qui, elle a ordonné de prendre de toutes les mesures nécessaires, pour garantir la stabilité démocratique du pays.

Pourtant,les contestations continuent avec usage de violences. En effet, depuis le1er avril, ce pays d'Amérique du Sud, qui couvre 916445 km2 pour 30,41 millions d'habitants(2013),est plongé dans une nouvelle vague de manifestations orchestrée par l’opposition pour exiger le départ anticipé du président Nicolas Maduro du pouvoir. Le pays n’en finit plus de s’enfoncer davantage dans la crise économique, sociale et politique. Les causes de cette crise sont profondes et réelles. La contestation dans la rue conduit à l’affrontement musclé entre manifestants et forces de l’ordre échangeant tirs de gaz lacrymogènes et jets de pierre. Selon l’ONG Foro Penal, onze personnes ont été tuées dans la seule nuit du jeudi 20 avril, portant le bilan à vingt morts et environs six cents manifestants arrêtés au cours de ces émeutes. Par ailleurs, les autorités vénézuéliennes ont libéré deux journalistes français de l’agence Capa détenus depuis le 11 avril. Ils ont été arrêtés à l’aéroport de Caracas par la police après avoir réalisé un documentaire pour Capa Presse sur la situation économique et sociale dans ce pays. Les deux journalistes sont rentrés libres en France et le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault a remercié son homologue du Venezuela, Delcy Rodrigues pour sa contribution à ce dénouement heureux. L’opposition continue de mettre la pression sur le pouvoir en organisant ce samedi 22 avril, une marche blanche dite silencieuse à la mémoire des victimes des troubles. Et le lundi 24 avril, il se tiendra un vaste sit-in pour bloquer le réseau routier à travers tout le pays.

Dès janvier 2016, la situation catastrophique du pays est reconnue par le président vénézuélien lui-même. Selon l’agence financière Bloomberg et son « Café con leche Index », le Venezuela enregistre le pire taux d’inflation au monde soit 932 % de taux annuel entre décembre et fin février 2016. Les prix à la consommation avaient déjà grimpé à 800 %, alors que le produit intérieur brut (PIB) chute à 18,6 %, selon les données établies par la banque centrale. Le Venezuela est ravagé à la fois par l’insécurité et toutes sortes de pénuries. Car la plupart des produits sont importés et les pénuries alimentaires s’enchaînent et les produits primaires  sont rares voire épuisés. Il manque cruellement des médicaments dans les hôpitaux et de l’électricité pour la consommation des ménages.

Moussa T. Yowanga

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