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France

 

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Moussa T.  Yowanga

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 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Séduite par sa promesse d’expulser les délinquants, madame Helen une américaine d’origine, épouse d'un mexicain Roberto Beristain détenteur d'un statut de résident provisoire, eut voté pour Donald Trump, mais c’est son mari qui a été expulsé le lundi 03 avril 2017. « Je paye mes impôts et j'ai des enfants américains", mais "cela n'a pas eu d'importance à l'heure de m’arrêter.» Pourtant, son mari Roberto Beristain était aux Etats-Unis il y a 20 ans, eut réussi à avoir trois enfants avec l’américaine et surtout eut ouvert un restaurant. Cet homme n’avait pas vu le mal venir, lui qui croyait être protéger par son épouse américaine et surtout avait cru à la bonté du président Donald Trump, qui avait dès le départ affirmer avec fermeté d’expulser les criminels sans papiers ou d’origines étrangères.

Le malheureux Roberto ne pensait pas que son aventure allait se tourner en véritable cauchemars. Arrêté en février de l'autre côté de la frontière, faute de pouvoir présenter des documents en règle, il a passé deux mois dans des centres de rétention et a été expulsé lundi dans la nuit vers une ville frontalière, où il ne compte ni famille, ni amis. Depuis son arrestation, son histoire, semblable à celles de beaucoup d'autres clandestins, a pris du relief lorsque sa femme Helen, originaire de Mishawaka, dans l'Indiana (centre), a reconnu publiquement avoir voté pour Donald Trump.

Elle avait été attirée, raconte-t-il, par la promesse du candidat Républicain de renvoyer vers le Mexique les "bad hombres" ("individus nuisibles"), en référence aux immigrés latinos narcotrafiquants, violeurs ou criminels. Et pensait que son mari serait à l'abri, ce dernier ayant un casier judiciaire vierge, sans même une infraction au code de la route à son actif. « Ce qui m'a le plus fait mal c'est que (ma famille) me voie arrêté, comme si j'étais un criminel, et je ne veux pas que mes enfants gardent cette image de moi, je veux le meilleur pour eux", assure Roberto, la voix brisée, en attendant un appel de son avocat. Parti de Mexico il y a deux décennies, il était entré illégalement en 1998 aux Etats-Unis. "Là, j'ai connu ma femme, on a eu trois enfants et je suis devenu ce que je n'étais pas au Mexique, une personne responsable", raconte-t-il. Il a épousé Helen il y a 17 ans. Puis Maria, 15 ans, Jasmine, 14 ans, et Demetri, 8 ans, sont nés sur le sol américain.

Au prix de beaucoup d'efforts et de travail, il a fini par acheter un restaurant à Indianapolis. « J’ai fait partie d'un programme où, si pendant 10 ans tu ne commettais pas de délits, tu candidatais à un permis de travail et à (un numéro de) sécurité sociale, tu pouvais acheter une affaire", détaille Roberto. Car malgré son mariage et son travail, Roberto continuait de vivre avec un statut de résident provisoire. Il espérait obtenir bientôt sa résidence permanente. Il a été interpellé le 6 février, en se rendant à son rendez-vous annuel avec les agents de l'immigration, juste après l'entrée en vigueur des nouvelles règles de l'administration Trump. Roberto ne perd pourtant pas espoir. Il fait confiance à ses avocats américains pour résoudre son cas et pouvoir retrouver sa famille.

La Rédaction

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