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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Réduit à une simple opposition d'observation et d’approbation (forcée, N.D.L.R), l'opposition tchadienne n'a plus matière à proposer en termes d'alternance Elle est astreinte à jouer un rôle mortifère de contestation du salon sur fond des conférences épisodiques en fonction de ce que l'actualité lui dicte. C'est ainsi le très prolifique Didah Alain Chakal, a été contraint de quitter précipitamment le pays, car sa vie était menacée, d’après des sources fiables que nous détenons.

 

Pourtant, les organisations de la société civile se battent comme elles peuvent. Malheureusement elles ne peuvent rien faire dans cet environnement au demeurant hostile où le régime passe de la dissuasion à la répression féroce qui se matérialise par des arrestations tous azimuts des acteurs de la société civile, du moins les plus actifs, comme Nadjo Kaina, Versinis Dingamnayal, Mahadyne Babouri ou parfois d'autres personnes souvent innocentes qui croupissent aujourd'hui dans les prisons secrètes de cette dictature implacable. Se voyant maître du jeu et ne trouvant aucune opposition crédible devant lui, le régime bombe le torse et continue à décapiter la société civile tchadienne qui est devenue sa principale cible.

 

Face à cette situation extrêmement difficile dans laquelle elle se trouve, la société civile doit interpeller tous nos compatriotes qui veulent voir le changement de s'inscrire dans une logique de résistance, quel que soit sa forme, pour obtenir la libération de nos camarades incarcérés d'une part, et faire opposition d'autre part à cette répression digne d'un autre âge à laquelle ce régime scélérat s'adonne. Le silence du peuple tchadien est non seulement complice des atrocités de cette dictature, mais il lui donne un chèque en blanc pour nous ensevelir définitivement.

 

Comme partout ailleurs, on sait bien que la liberté d'expression, c'est-à-dire le droit d'exprimer librement ses opinions, fait partie des libertés fondamentales. Cette liberté est aussi l'une des premières que les régimes totalitaires enlèvent aux citoyens, en violation totale de la constitution censée être conçue par ces mêmes régimes. La célérité de ces restrictions varie dans le temps et dans l'espace selon les pays et selon la dictature qui y règne. Pour le cas précis du Tchad, c'est la forme la plus sévère qui y est appliquée.

 

En effet, dans sa volonté monolithique de conservation du pouvoir, le régime dictatorial de l’actuel président tchadien, Idriss Deby Itno s'est arrogé le pouvoir absolu, en se coupant du peuple qui assiste impuissant, face aux autorités qui ont misé sur le tout répressif depuis des nombreuses années. Du coup, une forme de syndrome de Stockholm s'est emparé du peuple qui non seulement trouve rien à dire, mais voit aussi ses leaders de l'opposition réduits au silence et rendus inefficaces. Ils se contentent du minima qui, visiblement ne suffit pas et ne suffira pas pour faire basculer la situation.

 

La forme de restrictions de libertés couplée à la répression farouche du régime sanguinaire est unique en son genre dans la mesure où l'expression de cette oppression est multiforme et ne semble jamais s'assouplir. Elle s'est malheureusement enracinée dans le temps en devenant quasi normale, voire la norme de la démocratie à la tchadienne. Une démocratie de la trique qui n'accepte et ne laisse aucun espace aux autres forces en présence qui du fait d'être piétinées et réifiées, ont perdu de leurs auras et de leurs vulgates.

Tahirou Hisseine Dagga, correspondant spécial.

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