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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Le débat télévisé entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen aura lieu le 3 mai. Comme annoncé et pressenti, Emmanuel Macron a officiellement accepté de participer au débat télévisé de l'entre-deux-tours de l'élection présidentielle face à Marine Le Pen mercredi 3 mai, C'est ce qu'a annoncé aujourd'hui l'entourage du candidat d'En Marche!.Benjamin Griveaux, porte-parole du candidat,a confirmé sa tenue le lundi 24 avril 2017 sur Europe 1: "C'est un débat que nous voulons" et "il aura bien lieu». Un peu plus tôt aujourd'hui, le directeur de campagne de Marine Le Pen, David Rachline, avait indiqué que ce débat "devrait avoir lieu". La Campagne a repris au lendemain des résultats du premier tour de la présidentielle. La plus active et la plus déterminée des candidats reste actuellement Marine Le Pen du FN contre laquelle se dresse un front uni. Pendant que celui qu’elle nomme le fils prodigue de François Hollande, Emmanuel(Dieu avec nous traduction biblique),engrange les soutiens, parfois embarrassés au sein des Républicains. Tous contre une candidate, une candidate d’une « France blanche » qui séduit presque la majorité des campagnes françaises. 

L’élimination de Benoît Hamon (PS) et de François Fillon (LR) qui étaient, pourtant les candidats des deux principales formations du pays constitue un fait inédit dans la vie politique de la 5eme République. Désignés par leurs partis respectifs lors des primaires réussis, ils ne s’attendaient pas à un tel désastre. Pour le parti Socialiste, cela renvoie à l’où Leonel Jospin a été écarté dès le premier tour par un certain Le Pen, le père de l’actuelle candidate du Front national. L’histoire se répète ainsi et cette fois-ci, le parti de la droite républicaine subit à son tour son 21 avril qui s’appelle désormais le « 23 avril ». Le duel Macron / Le Pen annoncé durant des semaines par les instituts de sondage et les médias, dans une sorte à la fois de résignation et d’incrédulité des partis dits traditionnels, le PS et LR se termine dans un fiasco complet. C’est une défaite historique pour ces deux partis qui sont écartés dès le premier tour des élections présidentielles.

On assiste à un véritable séisme politique tant à gauche qu’à droite où Mélenchon et Le Pen ne représentent plus un vote simplement contestataire mais ils participent bien à la nouvelle offre politique qui se dessine sous nos yeux. Jamais une présidentielle française n’aura été marquée par autant de bouleversements politiques. Dans un réflexe pavlovien, les dirigeants syndicaux, associatifs et des partis politiques traditionnels se mobilisent et appellent à infliger une lourde défaite à la candidate du Front national. Comme en 2002, on invoque le fameux front républicain pour faire barrage à Marine Le Pen qui connaît une progression importante au cours de ces deux dernières présidentielles en termes de scores 18,5 % (2012) et 21,53% (2017) sans oublier les 25% obtenus lors des européennes de 2014. Il est loin l’époque où le vote frontiste peut être considéré comme un simple vote de contestation ou de protestation. L’adhésion aux idées de ce parti considéré à tort ou à raison de fasciste séduit de plus en plus les français. Les percées électorales du Front national sont tangibles et le démontrent suffisamment. Le score très élevé de Marine Le Pen est en soi pour ce parti, une victoire. Les chances de remporter la présidentielle sont incertaines pour la candidate frontiste mais les élections législatives risquent de réserver encore de nombreuses surprises de part et d'autre.

Ainsi, au soir de la qualification inédite pour le second tour de la présidentielle du candidat d’En Marche et celle du Front national, la tension est bien palpable dans la perspective du dernier round décisif. Les résultats très serrés laissent présager d’un second tour âprement discuté malgré la dynamique si forte en faveur de Macron qui espère ratisser large en comptant sur les ralliements tous azimuts des gens de gauche comme de droite. Marine Le Pen invité du 20h sur France 2, lundi 24 avril a critiqué durement son adversaire sans épargner les médias et la chaîne publique en particulier d’être à la solde de celui-ci. Elle a aussi dénoncé « un vieux front républicain tout pourri, dont plus personne ne veut, que les français ont dégagé avec une violence rare, essaie de se coaliser autour de M. Macron. J’ai presque envie de dire tant mieux ! », s’est-elle exclamée. En revanche, Macron trouve que le Front national a été normalisé collectivement et Marine Le Pen est brutale dans ses propos et son programme. Et il regrette aussi le fait que Mélenchon n’ait pas appelé à voter pour lui. Par ailleurs il assume totalement la soirée de réjouissance organisée le soir des résultats pour fêter avec ceux qui l’accompagnent depuis le début de son combat politique.

En guise de rappel, le leader d’En marche s’est hissé en tête du peloton avec 23,9% (8 493 993) des voix, suivi de près par la candidate du Front National avec 21,4% (7 625 489), puis s’en suivent celui du parti Les Républicains totalisant 19,9% (7 096 127) et enfin le candidat de la France insoumise 19,6% (6 974 099). Fillon et Mélenchon sont ainsi éliminés de la course du second tour qui opposera le 7 mai, les deux qualifiés Macron et Le Pen.

Moussa T. Yowanga

 

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