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France

 

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Moussa T.  Yowanga

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 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

 Chronique de Kebir Mahamat Abdoulaye

Après cette frappe le ton commence a monté chez les Russes qui, soutiennent politiquement, diplomatiquement, mais surtout militairement la Syrie en déployant des troupes et matériels militaires sophistiqués sans lesquels le régime de Assad serait tombé avant septembre 2015, date d'intervention militaire de la Russie. Parmi les conséquences de cette frappe américaine dont les Russes sont informés d'avance afin d'éviter de toucher leurs militaires, équipements et de créer un fâcheux précédent, les russes annoncent de geler leur coopération en matière de communication dans la gestion du ciel Syrien entre les avions russes et américains afin d'éviter des accidents, tirs croisés.Les Russes affirment et accusent les États-Unis d'avoir violé le droit international en agressant un autre pays indépendant sans l'autorisation de l'ONU. C'est un argument qui apparemment est fondé. Mais  les américains avancent par leur frappe militaire la justification de la défense de leur sécurité nationale, de secourir des populations civiles tuées sans défense et d'empêcher d'autres utilisations des armes chimiques.

Dans ces conditions aucune escalade militaire entre les Russes et les Américains ne sera inévitable avec les conséquences désastreuses pour les deux camps et leurs alliés respectifs dans la sous-région et ailleurs en Europe, Asie.  Afin d'éviter une telle situation militaire avec des conséquences imprévisibles avec un président imprévisible à la tête des États-Unis, le congrès des États-Unis a demandé au président Donald Trump de requérir leur autorisation avant toute intervention militaire en Syrie.

Les États-Unis ont compris le message venant de la Russie de Poutine dans le domaine de puissance militaire. C’est vrai un affrontement direct militaire Américano-russe n'était pas intervenu depuis 1930 voire avant, mais ils ne sont pas aussi si proches (après celui de Cuba en 1963, crise de missiles) dans la guerre en Syrie que personne ne souhaite. Désormais tout dépend des attitudes des États-Unis surtout de son imprévisible président Donald Trump.

Face à cela, les Russes promettent aussi de renforcer leur présence militaire en Syrie par le renforcement et déploiement de navires de guerre, des soldats et surtout des batteries de système de défense anti-aérien. Ce qui met en danger toute force hostile qui menace la Syrie d'une part. D'autre part, si les responsables américains menacent de recourir à d'autres frappes si nécessaire, même si la première frappe répond à l'utilisation présumée des armes chimiques par le régime syrien que ce dernier rejette en bloc cette accusation.

Malgré cela, la Russie s'est toujours résolument engagée pour soutenir le régime de Bachar Al-Assad, sa chute militairement relève désormais du domaine impossible et par conséquent la Russie ne pouvait tolérer de nouvelles frappes qui pourraient menacer sa présence militaire et civile en Syrie.Dans ce contexte de tensions militaires, diplomatiques ou autres trafiques d'influences dans la région, que se passera-t-il si Donald Trump décide de frapper de nouveau la Syrie et par hasard des intérêts (soldats, armes, bases militaires, personnel civil russe...) seront touchés

Ainsi, on peut conclure que cette frappe américaine contre la Syrie par son caractère imprévisible même s'il existait un plan préparé depuis longtemps a donc accentué la tension dans la région.Certains pays alliés stratégiques des Etats-Unis et ceux qui affichent des hostilités envers le régime de Bachar Al-Assad ont applaudi et soutenu cette frappe militaire américaine.Par contre d'autres à leur tête la Syrie et ses principaux alliés notamment la Russie, l'Iran, la Bolivie ou autres ont condamné cette frappe ciblée ou orientée touchant une base militaire sans conséquence majeure sur la survie du régime syrien. 

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