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France

 

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Moussa T.  Yowanga

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 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Le débat annoncé comme historique, a tenu toutes ses promesses sur le plan du discours politique, empreint des rhétoriques de belle facture distillées par ceux que l'institut sondagiere, avait qualifié injustement d'ailleurs, des (petits candidats). Petits candidats qui au demeurant, ont su tenir la dragée haute au trio de tête. Finalement on dire que le deuxième débat d'avant le premier tour de la présidentielle en France, nous aura révélé une pléiade de candidats aussi hétéroclites que divers, à la fois sur leurs idéologies respectives que sur leurs personnalités.
 
A vrai dire, ce débat s'apparente comme un piège, pour le big 3 qui, avait là plus à perdre qu'à gagner. De Marine Lepen à Emmanuel Macron en passant par François Fillon, leurs stratégies de départ axées sur la temporisation et le calme par rapport aux attaques répétées des candidats qui cherchent à refaire leurs retards, avaient volé en éclat, dévoilant là, des hommes et femmes fragiles sur le plan de l'ancrage électoral. Tout y est vacillant et susceptible de porosité. Porosité qui s'explique par l'indécision un nombre important de français qui, jusqu'à maintenant hésite à choisir.
 
J’ai cependant, aimé la superficialité « légèreté » de Jean Lassalle. Très commenté sur les réseaux sociaux pendant le débat, Jean Lassalle a rappelé de sa voix rocailleuse ses origines modestes de “fils de berger, frère de berger”. “Je l’ai été moi-même”, a-t-il poursuivi avant de décrire son parcours de maire et député qui s’est “dressé contre la suppression des services publics”. “Je ne supporte plus l’hystérie qui s’est emparée de nos vies”, a-t-il affirmé en proposant “un avenir basé sur l’espoir".
Il ya ensuite l'inoubliable attaque limite ad-homin de Philippe Poutou sur la moralisation de la vie politique. "Nous, on n'a pas d'immunité ouvrière" "Nous quand on est convoqué par la police, on n'a pas d'immunité ouvrière" a chargé Philippe Poutou contre Marine Le Pen. " Et en plus on refuse de se rendre aux convocations policières, peinard". Auparavant le candidat du NPA s'en était pris frontalement au candidat des Républicains au sujet de la corruption. "Fillon, voilà il est en face de moi, plus on fouille plus on sent la corruption plus on sent la triche en plus chez des bonhommes qui nous explique qu'il faut la rigueur qu'il faut l'austérité".
 
J'ai in fine, adoré les diatribes anticapitalistes et anticonsuméristes de Nathalie Arthaud qui n'a de cesse, fustigé le capitalisme financier et la prédation capitalistique, par les quelques privilégiés qui s'accaparent d'une grande partie de la richesse nationale au détriment, des travailleurs pressurisés depuis des nombreuses années. Le seul qui, à mes yeux a de façon méthodique, déroulé son programme dans une forme de calme qu'on ne lui connaît pas, mais très efficace dans l'optique de la fidélisation de son électorat et de l'appel intelligent à tous ces indécis, est bien notre champion Jean-Luc Melanchon. En définitive, jamais dans la 5e République, une élection présidentielle n'a été à ce point ouverte et inédite de par l'iconographie pour le moins iconoclaste, des acteurs qui l'a composé. Dans un peu plus de deux semaines, nous serons fixés sur l'identité de l'homme ou la femme qui élira, résidence pour les cinq ans à venir à l'Elysée.
 
À 19 jours du premier tour de l’élection présidentielle et après un premier débat entre les cinq “grands” candidats, la totalité des onze prétendants à la présidence s’affrontaient mardi soir. C’était d’ailleurs une grande première. La totalité des onze candidats était présent pour une joute télévisée axée sur les thèmes cruciaux de l’emploi, la sécurité et le social. Quinze jours après un premier débat entre les cinq “grands” (Marine Le Pen, Emmanuel Macron, François Fillon, Jean-Luc Mélenchon et Benoît Hamon), c’était au tour des six “petits” postulants d’entrée en jeu (Nicolas Dupont-Aignan (DLF), Philippe Poutou (NPA), Nathalie Arthaud (LO), François Asselineau (UPR), Jean Lassalle et Jacques Cheminade). Disposés en arc de cercle, les candidats n’avaient que 17 minutes de temps de parole.

Tahirou Hisseine Dagga,correspondant spécial

  Strasbourg le 5 avril 2017.

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