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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Pourquoi et comment peut-on qualifier de terrorisme le massacre des prisonniers et un élément de force de sécurité par des hommes armés dans leur convoi en partance vers la prison de Koro-Toro comme un acte terroriste ?

Il existe de nombreuses définitions de terrorisme mais retenons celle de la législation tchadienne suivant la loi 34/PR/2015 du 5 août 2015 portant répression des actes de terrorisme. Au sens de la présente loi, on entend par acte de terrorisme tout acte ou menace d'acte de violence susceptible de mettre en danger la vie, l'intégrité physique, les libertés d'une personne ou d'un groupe de personnes, qui occasionne ou peut occasionner des dommages aux biens privés ou publics, aux ressources naturelles, à l'environnement ou au patrimoine culturel et commis dans l'intention :

-d'intimider, provoquer une situation de terreur, forcer, exercer des pressions ou amener tout gouvernement, organisme, institution, population ou groupe de celle-ci, d’engager toute initiative ou de s'en abstenir, d'adopter, de renoncer à une position particulière ou d'agir selon certains principes ; ou

-de perturber le fonctionnement normal des services publics, la prestation de services essentiels aux populations ou de créer une situation de crise au sein des populations ;

-de créer une insurrection générale dans un Etat partie.

Toute promotion, financement, contribution, ordre, incitation, encouragement, tentative, menace, conspiration, organisation ou équipement de toute personne avec l'intention de commettre tout acte mentionné au paragraphe a) 1 à 3.

Est puni de peine de mort qui, à titre personnel ou en caution, commet tout acte ou menace susceptible de causer la mort, de mettre en danger l'intégrité physique, d'occasionner des dommages corporels ou matériels, des dommages aux ressources naturelles, à l'environnement ou au patrimoine culturel dans l'intention, sous réserve de l'expression des droits et libertés reconnus par la constitution et les lois de la république :

-d'intimider la population, de provoquer une situation de terreur ou de contraindre le Gouvernement et/ou une organisation Nationale ou Internationale, à accomplir ou à s'abstenir d'accomplir un acte quelconque, à adopter ou à renoncer une position particulière ou à agir selon certains principes;

- de perturber le fonctionnement normal des services publics, la prestation de services essentiels aux populations ou de créer une situation de crise au sein des populations;

-de créer une insurrection générale dans le pays.

La grande question qui se pose, peut-on arrêter tous les responsables planificateurs, auteurs, complices...de ce massacre, puis les traduire en justice et leur appliquer la loi anti-terrorisme qui conduit à la peine de mort ?

Rappelons que dans la nuit du 11 au 12 avril 2017, le Ministère de la Justice a autorisé le transfèrement de 86 prisonniers (des détenus condamnés et autres en attente de jugement pour des délits et crimes divers) de la Maison d'arrêt de N'Djamena vers la grande prison de Koro-Toro, une localité à 580 km de la capitale. Une remarque importante. En général, le convoi de transfèrement des prisonniers en grand nombre est escorté au moins par 4 véhicules de forces de sécurité et souvent pendant le jour. Pourquoi l'exception dans ce cas précis ? Parmi les prisonniers, il existe 16 militaires dont un colonel, Souleymane Tchoui, tous accusés de meurtre du général Adam Souleymane Bachar, coordonnateur de la force tripartite Tchad-Soudan-RCA, assassinat intervenu le 11 janvier 2017.Suivant des informations, le convoi des prisonniers fut attaqué non loin de Massaguet par environ deux à trois véhicules dont un qui a suivi le convoi à partir de N'Djamena. Les assaillants sont puissamment armés et attaquèrent le convoi en tuant les cibles. Dans cet échange de tirs d'armes un agent de force de sécurité, colonel Wardougou qui n'a pas fui est tué en ripostant aux assaillants et deux autres de ses collègues furent blessés dont le premier à l'œil et le second aux jambes. Cette violente attaque meurtrière des prisonniers s'apparente à un acte de vendetta lorsque l'assassinat n'a visé uniquement que les 16 militaires qui sont identifiables par des tenues militaires qu'on les a fait habiller à partir de N'Djamena dont 9 d'entre eux sont tués y compris le colonel Souleymane Tchoui par ailleurs il a été adjoint du général Adam, assassiné. D’autres échappèrent par miracle et se sont volatilisés dans la nature avec les autres prisonniers. Ce qui laisse à établir que ce massacre est une action bien préparée, préméditée, cordonnée jusqu'à l'accomplissement des crimes. Donc c'est un acte d'une grande planification et de complicité élargie.

Tout en condamnant énergiquement ce massacre, je présente mes condoléances aux familles, parents et amis éplorés.

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