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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Par un communiqué, la direction de RFI ne doute pas un seul instant que le jour attendu du délibéré “sera celui où l’innocence d’Ahmed Abba sera reconnue, et qu’il sera aussi le dernier jour de son calvaire. 628 jours de détention, c’est décidément trop long pour un innocent ! » Dans un contexte sécuritaire dominé par la lutte contre le Boko Haram, le correspond de RFI en langue haussa, Ahmed Abba emprisonné depuis plus d’un an et demi et poursuivi notamment pour non-dénonciation d’actes de terrorisme, apologie et blanchiment (recel) d’informations dans le cadre de sa couverture des attaques du groupe terroriste ci-dessus, encoure la peine de mort, si l’on en croit le communiqué de Reporters sans frontières paru sur son site le 7 avril 2017.Le correspondant de RFI a comparu devant le tribunal militaire le 6 avril au cours duquel la peine de mort est requise par le procureur à son encontre.L’organisation pour la défense et la promotion de la liberté de l’information, RSF dénonce un réquisitoire expéditif et vide dans le procès de l’accusé. Une dizaine de minutes aura suffi au procureur pour requérir la sentence d’une extrême sévérité sans en fournir la moindre preuve de sa culpabilité. La salle d’audience était choquée.

 Pour la Responsable Afrique des RSF, Cléa Kahn-Sriber : « Le décalage entre la légèreté de ce réquisitoire et la gravité de la peine requise est stupéfiante » et d’ajouter « L’empressement du procureur à requérir une peine sans avoir pu faire la preuve de la culpabilité du journaliste montre bien que le dossier de l’accusation est vide ». Elle demande par conséquent au tribunal de faire le choix de la justice, en se fondant sur des éléments tangibles qui prouveront l’innocence d’Ahmed Abba.Au cours de l’audience, les avocats de la défense ont usé de leur droit de plaidoirie pour démonter trois des chefs d’accusation pour lesquels le correspondant de RFI est poursuivi. Ils n’ont pas manqué l’occasion pour dénoncer notamment le non respect de la procédure et des lois camerounaises. Les avocats ont déploré l’absence des preuves, lors du réquisitoire, quant à la matérialité et à l’intentionnalité des faits reprochés au journaliste concernant les différents chefs d’accusation.Pour les avocats, les propos du procureur ne sont ni étayés par des preuves convaincantes ni son réquisitoire de peine justifié à ce stade actuel de cette affaire. Quant à l’accusation de non dénonciation, elle tombe sous le coup de l’article 50 de la loi camerounaise sur la communication du 19 décembre 1990 qui protège le secret des sources journalistiques.

Comme la plupart des pays d’Afrique centrale, le Cameroun souffre d’un grave déficit d’image en matière de la liberté de la presse. La preuve c’est qu’il pointe au 126eme rang sur 180 pays au classement 2016 publié par Reporters sans frontière. 

 

 
Moussa T. Yowanga
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