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France

 

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Moussa T.  Yowanga

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 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Partout le monde bouge. Finalement il n’y a aucun continent qui vit un calme qu’il soit politique ou purement social, voir économique. C’est un peu drôle, car beaucoup de gens ont cru ou croient toujours que les femmes gouvernent mieux que les hommes. Ils n’ont évidemment pas tort de le constater, mais sachons-le tout de même qu’ils n’ont pas raison à 100%100 en observant les mouvements des pays tenus par les femmes qu’elles soient présidentes de la République ou simplement premières ministres comme le cas d’Aung San Suu Kyi en Birmanie dans le continent asiatique où sa gouvernance était depuis hier samedi 1er avril soumis à un test électoral.

Les Birmans votaient samedi 1er avril 2017 pour des législatives partielles, un premier test pour le gouvernement d'Aung San Suu Kyi qui peine à relancer le pays et à apaiser les tensions ethniques après un an au pouvoir. L’euphorie qui a entouré en 2015 la large victoire électorale de cette icône de la démocratie, ancienne dissidente et prix Nobel de la paix, s'est dissipée tandis que son gouvernement s'efforce de réaliser les réformes promises. Le parti pourrait notamment être mis en difficulté dans l'Etat Shan, dans le nord, où des dizaines de milliers de personnes ont été déplacées par une recrudescence des affrontements entre l'armée et des insurgés issus de minorités ethniques. L’élite politique et économique birmane, dont le NLD et l'armée, est depuis longtemps dominée par l'ethnie majoritaire Bamar, et régulièrement accusée de vouloir écraser les cultures des minorités locales. Ces tensions génèrent régulièrement des violences, comme dans l'état de Rakhine, sur la côte ouest, à nouveau déchiré depuis octobre dernier et l'émergence d'une nouvelle rébellion de la minorité musulmane Rohingya, réprimée dans le sang par l'armée.

Quelque 75.000 Rohingyas ont depuis fui ces violences militaires, que des enquêteurs de l'ONU ont qualifiées de possibles crimes contre l'humanité. Cette crise pose un épineux problème à Aung San Suu Kyi, confrontée d'un côté à une forte pression internationale lui demandant de défendre et protéger les Rohingyas, et de l'autre à un fort sentiment anti musulmans dans son pays. La plupart des sièges à pourvoir étaient ceux laissé vacants par des députés passés à des postes ministériels dans le gouvernement civil. D'autres sont des sièges de régions reculées où les violences avaient empêché le vote en 2015.

En début de journée, des centaines d'électeurs ont fait la queue devant les bureaux de vote de la ville. Chit Min, un habitant de Dagon Seikkan, une banlieue de Rangoun, a déclaré à l'AFP que beaucoup de ses amis avaient décidé de ne pas voter cette fois-ci. "Mais je suis sûr que la NLD va de nouveau gagner", a-t-il dit. Mais le NLD a toujours du soutien dans le pays, et les premiers résultats le montraient samedi sur le point de remporter cinq des sièges en jeu dans la capitale économique, Rangoun. "D'après nos informations, nous avons gagné cinq sièges à Rangoun", a déclaré à la presse le gouverneur de la ville, Phyo Min Thein, au quartier général du NLD. Le mécontentement est particulièrement fort dans les régions du pays habitées par des minorités ethniques, où beaucoup considèrent qu'Aung San Suu Kyi collabore trop étroitement avec les militaires qui ont dirigé le pays pendant 50 ans et contrôlent encore des leviers importants du gouvernement. Seuls 19 sièges de députés sont en jeu, et ces élections ne devraient donc pas menacer la prééminence du parti d'Aung San Suu Kyi, la Ligue nationale pour la démocratie (NLD). Mais elles permettront de juger le sentiment du public envers le gouvernement après un an de règne mouvementé.

Ahmat Zéïdane Bichara

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