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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Dans Genèse 2 verset 21, il est écrit dans la Sainte Bible:« Alors l’Eternel Dieu fit tomber un profond sommeil sur l’homme, qui s’endormit, il prit une de ses côtes, et referma la chair à sa place ». Et au verset 18 du même chapitre 2 , il est aussi écrit : « l’Eternel Dieu dit : il n’est pas bon que l’homme soit seul ; je lui ferai une aide semblable à lui ».La version musulmane ne serait certainement pas loin de l'explication biblique relative à la raison de la présence de la femme sur terre. Normalement dans toutes les religions monothéistes la vocation première de la femme dans la vie est d’être une aide, une compagne de l’homme.Elle est parfois épouse, mère, tante, soeur, nièce, grand-mère socialement parlant.Justement, il devient intéressant de se demander pourquoi l’homme croyant censé avoir confiance en Dieu, se méfie-t-il de la femme, qui n'est qu'une partie de lui selon la version des religions révéléesEt subsidiairement, pourquoi la femme semble résigner de constater que l’homme soit souvent très méchant envers elle ?  Il est difficile de trouver un début d'explication rationnelle pour comprendre les causes des accusations mutuelles entre l'homme et la femme sur leur méchanceté réciproque? Pourquoi dans beaucoup de pays au monde, l’homme se méfie-t-il de la femme en votant des lois asservissantes pour celle-ci? Et pourquoi aussi, dans certains pays, la femme n'hésite pas à porter plainte contre son mari ou compagnon afin de lui prouver qu'elle est l'égale de l'homme et sait réclamer ses droits

Dans sa publication du 27 avril 2017, la RTBF (la Radio-Télévision belge, version francophone), il a été titré :«Quels droits pour les femmes saoudiennes? Et les journalistes belges déclarent qu’un événement n'est pas passé inaperçu du côté des défenseurs des droits humains : l’Arabie saoudite rejoindra dès 2018 la « Commission de la condition de la femme des Nations unies ». Une décision qui choque et étonne bon nombre de défenseurs des droits des femmes. Ce pays est en effet réputé pour les limites drastiques qu’il impose aux droits des femmes, y compris dans les actes les plus simples de la vie quotidienne etc. D’après les journalistes de la RTBF, si un jour vous vous rendez en Arabie saoudite, la première chose qui vous frappera sera évidemment la tenue imposée aux femmes par la  loi islamique. Elles doivent toutes porter le Hibaya, un grand carré de tissu noir qui ne laisse apparaître que peu de partie du corps. C’est une tenue indispensable si la femme veut être considérée comme décemment habillée. Si une femme ne respecte pas ces préceptes esthétiques précisent ces journalistes, la police religieuse pourra la ramener à l’ordre. Si une mèche de cheveux dépasse peut suffire pour se voir sanctionner. Cette imposition du « bon goût vestimentaire » existe aussi dans d’autres pays musulmans, mais pas souvent de manière aussi rigoriste. Les événements les plus anodins de la vie quotidienne n’échappent pas à cette tutelle. Elles ne peuvent pas ouvrir de compte en banque, ce qui limite voire supprime toute autonomie financière, même si elles travaillent. Elles ne peuvent pas non plus conduire une voiture seule.

L’Arabie Saoudite est le seul pays au monde à imposer cette restriction. En Arabie Saoudite, les femmes ne peuvent faire que très peu de chose par elles-mêmes. Elles sont vues comme d’éternels mineurs. Durant toute leur vie, elles sont placées sous la tutelle d’un homme, un « Mahram » (tuteur). Ça peut être un père, un frère ou un mari. Elles doivent obtenir leur autorisation pour tout : sortir, travailler, se marier. Un petit pas dans le bon sens. Elles estiment qu’elles n’en sont qu’au début de leur combat. Mais nombres d’entre elles soulignent aussi que le peu de soutien qu’elles reçoivent de l’extérieur. Les responsables des pays occidentaux sont très prompts à s’émouvoir de leur situation dans ce pays souvent qualifié de rétrograde. Mais lorsque ces mêmes responsables rencontrent des officiels saoudiens, ils préfèrent souvent parler du prix du pétrole et non pas de ce qui pourrait améliorer la vie quotidienne des femmes, dans un pays où les hommes leur accordent si peu de place…Les choses ont un peu changé depuis 2015. Cette année-là, elles ont pu, pour la première fois, voter et se présenter aux élections communales. 14 femmes ont été élues. Une première victoire… bien faible lorsque l’on sait qu’il y avait deux milles postes à pourvoir. Mais ce petit nombre s’explique aisément. Il y a tout d’abord la mentalité des hommes qui sont loin d’avoir tous envie de laisser plus de place à leurs filles, mères et compagnes. Et puis surtout, les candidates qui se présentaient aux élections ont dû suivre les lois du pays, qui interdit notamment trop de proximité entre hommes et femmes. Concrètement, elles ont pu tenir des meetings électoraux, se lancer dans de somptueux discours pour convaincre leurs électeurs, mais toujours derrière un rideau ou un paravent qui les dissimulaient aux regards des hommes. Pas facile de se faire élire dans de pareilles conditions. Reste que pour les saoudiennes, c’est déjà un progrès.

Malgré tout, les journalistes belges ont noté que les femmes saoudiennes n’acceptent pas cela sans broncher. Elles sont de plus en plus nombreuses à être instruites et elles entendent de moins en moins se laisser faire. Elles ont fait du refus de l’interdiction de conduire un combat central. Elles ne descendent pas dans la rue pour exprimer leur désapprobation, mais en revanche elles sont très actives sur les réseaux sociaux. Certaines d’entre elles se sont filmées, seules, au volant, en violation de toutes le règles, et ces vidéos ont été échangées des milliers de fois. L’opération n’est cependant pas sans risque. L’une d’entre elle a été identifié par la police sur sa vidéo. Elle a été arrêtée et a passé 63 jours en prison. On l’a aussi empêchée de se présenter aux élections communales. Elle a été jugée indigne de représenter d’autres femmes, car elle serait tout simplement... un mauvais exemple. Les droits politiques sont l’autre grand combat des femmes en Arabie Saoudite. Jusqu’il y a peu, elles ne pouvaient ni voter, ni se présenter aux élections.

La politique restait une chasse gardée des hommes. Les choses ont un peu changé depuis 2015. Cette année-là, elles ont pu, pour la première fois, voter et se présenter aux élections communales. 14 femmes ont été élues. Une première victoire… bien faible lorsque l’on sait qu’il y avait deux milles postes à pourvoir. Mais ce petit nombre s’explique aisément. Il y a tout d’abord la mentalité des hommes qui sont loin d’avoir tous envie de laisser plus de place à leurs filles, mères et compagnes. Et puis surtout, les candidates qui se présentaient aux élections ont dû suivre les lois du pays, qui interdit notamment trop de proximité entre hommes et femmes. Concrètement, elles ont pu tenir des meetings électoraux, se lancer dans de somptueux discours pour convaincre leurs électeurs, mais toujours derrière un rideau ou un paravent qui les dissimulaient aux regards des hommes. Pas facile de se faire élire dans de pareilles conditions. Reste que pour les saoudiennes, c’est déjà un progrès. 

Ahmat Zéïdane Bichara.

 

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