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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

 

Dans une Afrique où certains de ses pays vont économiquement mal, tous les gestes posés par les dirigeants, bons ou mauvais suscitent toujours des réflexions ou des réactions au sein des populations. En général, de telles prises de position de la part des populations sont inadmissibles pour les régimes qui ont du mal à asseoir la démocratie dans leurs pays respectifs. Pourtant dans une vraie démocratie, la controverse n’est pas forcément source d’un conflit interminable dans un pays, mais fait jaillir souvent la lumière en matière des débats en les débouchant vers des résultats meilleurs. Son pays souvent cité comme exemple en matière de démocratie, le président du Ghana Nana Akufo-Addo compose un gouvernement de 110 membres. Mais ces nominations considérées de grotesque par l’opposition et aussi par une partie du peuple ghanéen, oblige leur président à se justifier à la télévision nationale vendredi soir, affirmant qu’il s’agissait d’un investissement nécessaire pour redresser son pays. De quel investissement s’agit-il ? Aucun journaliste ghanéen, ni étranger n’a pu arracher auprès du président des raisons pertinentes ou tangibles.

Toutefois, dans une interview qu’il a accordée aux journalistes de la Télévision nationale, Nana Akufo-Addo affirme qu’il est conscient de l'impact négatif de cette décision auprès de la population pour son caractère en apparence très coûteux. Dans ses explications aux journalistes, le président ghanéen précise que parmi les ministres délégués, 42 sur 50 sont des parlementaires, et se faisant, le coût de cette transformation s'avère minimal pour les finances publiques. Elu en décembre 2017 sur la promesse de redressement de l’économie du pays et de la lutte contre la corruption, l’homme fort du Ghana soutient que les gens qui sont nommés dans son gouvernement viennent pour travailler, ce ne sera pas les vacances. L'annonce de ce gouvernement a suscité de vives réactions sur les réseaux sociaux et dans les médias, où de nombreux Ghanéens - opposition en tête - ont exprimé leur mécontentement et leur surprise.

Le début du mandat de Nana Akufo-Addo avait déjà été entaché d'une première polémique en janvier, des députés ghanéens ayant réclamé l'ouverture d'une enquête sur des allégations de tentative de corruption visant le ministre de l'Energie. Ces nominations ont eu lieu mercredi, élargissant l'exécutif à un total de 110 membres, avec 40 ministres, 50 ministres délégués et 20 ministres régionaux, un record dans l'histoire de ce petit pays ouest-africain.

Ahmat Zéïdane Bichara

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