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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Bien qu'il ne soit pas mon favori, je dois avouer très sincèrement, la pugnacité du petit Emmanuel Macron(d'En Marche) qui, n'a pas trop tergiversé et qui finalement a su tenir la dragée haute face à ces candidats quasiment tous blanchis sous le harnais. Il a cependant montré par intermittence sur des sujets régaliens, une hésitation, d'ailleurs, il m'a semblé faire le copier-coller des arguments d'autres candidats. Pour ce qui est du gagnant de la primaire socialiste, l'excellent orateur Benoît Hamon(socialiste), il va s'en dire qu'il a tenu son rang, en réussissant à marteler son programme de façon plutôt tranquille. On va dire qu'il a déroulé. Il s'est même permis le luxe de jouer au journaliste en interrogeant tour à tour, Macron et Mélenchon sur des questions, pourtant claires mais par pure stratégie, il en demande des tangibles éclaircissements.

Marine Le Pen(Front National) quant à elle, a été extrêmement habile en sachant réagir à certaines attaques tout en restant cordiale et très finement stratège. Étant conforté par son rang dans le sondage, il ne fallait surtout pas qu'elle se disperse, chose qu'elle aura réussi en dépit des insinuations à peine voilées de Jean-Luc Mélenchon. Concernant l'intervention de la tristement célèbre incarnation de la droiture et de la probité, François Fillon(les Républicains), il va s'en dire qu'il était resté droit dans ses bottes nonobstant sa mise en examen et le manque de crédibilité que cela aura entraîné. Il a fait comme si de rien n'était, répondant avec aplomb et sans froid à toutes les questions qui lui auront été posées. Dans la question fatidique sur la moralisation de la vie politique, il était peu loquace. Mais en conclusion, il a demandé pardon aux français, évoquant qu'il a des défauts comme tout le monde.

Enfin, concernant mon favoris, Jean-Luc Mélenchon(Gauche socialiste), véritable tribun expérimenté, je m'attendais à plus d'envolées lyriques comme il en a l'habitude, mais là-dessus il m'a laissé sur ma faim. On dirait qu'il aurait passé un accord tacite avec certains candidats d'où, le manque d'escarmouches avec Hamon et Macron. Il a cependant, cherché constamment à bousculer Marine Le Pen sans réussir à l'entraîner dans son jeu. Du coup, je dirais que son intervention était en dent de scie. Je dirais que cette présidentielle qui se profile est inédite en son genre. À la vue des rebondissements et autres revirements rythmés par les chroniques judiciaires, François Hollande doit forcément avoir des regrets, s'il ne s'était pas dégonflé, il aurait pu l'emporter. Rien n'est joué d'avance, tout est volatile et poreux. Je pense que cette présidentielle nous surprendra par son imprévisibilité.

Finalement, on peut bien tirer la dernière analyse de croire que c’est un débat haletant qui fait surgir les divergences de fond entre les candidats, mais sur la forme son organisation me cause un petit malaise. Ce malaise tient du fait que, le nombre de candidats est non pas cinq (5), mais onze (11), est le fait d'en inviter que les cinq favoris, est contraire à la démocratie et fausse un peu le débat, car en matière électorale, il n'y a pas des petits candidats qui seraient disqualifiés d'office par les prédications des institutions sondagières, surtout quand on sait que ces derniers temps, leurs injonctions ont été balayé d'un revers de la main par le ressentiment populaire qui s'est exprimé de façon libre et non orientée.

                                                      Tahirou Hisseine Dagga, collaborateur des médias

                                                                Washington DC le 20 mars 2017.

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