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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Les événements qui affectent depuis quelques jours la ville de Moundou, méritent qu’on en parle.Le motif de cette psychose où vit la population de Moundou(deuxième ville importante du Tchad,voir capitale économique) était parti du remplacement des portraits d’Idriss Dèby Itno à l’occasion des campagnes présidentielles du 10 avril 2016, par ceux de Laoukein Kourayo Médard, maire de la ville de Moundou. Dans ces nouveaux posters géants, Laoukein Kourayo Médard souhaite les bonnes fêtes de Noël et du nouvel an, à sa population. L’on continue de s’interroger, en quoi une affaire de panneaux comportant des photos qui pourraient être simplement réglée par les autorités régionales peut empoisonner l’atmosphère au point de mal tourner ? 

Ces événements qui ont eu lieu le mois dernier qu’on pourrait qualifier de "janvier noir" ne doivent pas nous laisser indifférents. Car, le respect et la protection des Droits humains sont loin d’être garanti et de nouvelles violations ont été commises. C’est une situation préoccupante. Les responsables des Radios privées locales ont été convoqués par le commissaire central de la police de Moundou pour être sermonnés. Le traitement et la diffusion des informations relatives à la sécurité doivent requérir, au préalable, leurs avis. Le maire de Moundou Laoukein Kourayo Médard était lui aussi victime d’un acharnement. Il a été convoqué au Tribunal, le 16 janvier dernier, pour "destruction de biens". Des femmes et hommes avaient également fait l’objet d’intimidations, de harcèlements et d’arrestations par les forces de sécurité pour leur appartenance à un parti politique, la Convention Tchadienne pour la paix et le développement( CTPD), de Laoukein Kourayo Médard, maire de Moundou, et troisième à l’élection présidentielle du 10 avril dernier. Les patrouilles nocturnes sont accentuées avec des bavures. On parle même de certains militants enlevés à Moundou pour être transférés à N’Djamena. Il s’agirait d’Idriss et Lol.

Que se cache-t-il exactement derrière cette affaire de panneaux ? Une question à laquelle, il est difficile pour le moment de répondre. Ni le gouverneur, ni le préfet ne sont prêts à répondre ou à donner des explications. Même, s’il y a faute, la justice n’est-elle pas là ? Le Tchad est un pays de droit clament à tout moment les autorités tchadiennes. Pourquoi ne peut-on pas saisir la justice plutôt que de se faire une justice privée ? Aussi les autorités locales, selon les textes de la République, ne sont pas habilitées à convoquer les médias. Si elles se sentent préjudiciées,elles peuvent saisir soit le Haut Conseil de la Communication(HCC), soit la justice. Aussi, ce qui ressemble étrangement à la pratique de la défunte direction de la documentation et de la sécurité (DDS), c’est l’arrestation et la détention au secret des membres du parti de Laoukein Kourayo Médard ou de ses sympathisants et le transfèrement de certains à N’Djamena. Tout se passe comme si les autorités judiciaires de Moundou sont incompétentes sur le plan matériel et territorial. Le Tchad vient de loin, ne réveillons pas les vieux démons, la paix chèrement acquise clament nos gouvernants, si leurs intérêts égoïstes sont menacés. Mais, telles que les choses se jouent dans le pays, et particulièrement à Moundou où est l’unité nationale ? Si cette paix ne peut servir que les intérêts égoïstes, elle n’en est pas une. A-t-on le désir de construire cette unité ?

Nous sommes tous invités à la lecture ou la relecture de l’Hymne national, « la Tchadienne » et à l’exploitation sereine de la devise du Tchad : Unité-Travail-Progrès. Car, beaucoup de nos concitoyens, même ceux qui nous gouvernent ne les comprennent pas. Allons à l’école de la citoyenneté ! Compagnon de la République, Si cette République existe dans cet ex-territoire français d’outre-mer, l’Oubangui-Chari, devenue République en cette date du 28 novembre 1958, sous le nom du Tchad ! Cette République n’est-elle pas qu’un parcours accidentel de l’histoire politique de ce territoire ? Malheureusement les gouvernants et les autorités tchadiens jouent toujours sur les fibres Nordistes-Sudistes et Musulmans-Chrétiens. Sinon pourquoi les autres militants de la CTPD sont libérés, et Idriss et Lol seraient transférés à N’Djamena ? La peine est personnelle, et "les libertés d’opinion et d’expression, de communication, de conscience, de religion, de presse, d’association, de circulation, de manifestation et de cortège sont garanties à tous," dispose la constitution de la République, en ses articles 25 et 27. Que les autorités locales des administrations déconcentrées et décentralisées sachent concilier l’exercice et la jouissance des droits et libertés publiques, et l’impérieuse nécessité d’assurer le maintien de l’ordre public.

                   Nara Hantoloum,voir aussi cet article sur son espace facebook.

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