Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

 Email :  raf.journal09@gmail.com

Géo-localisation

Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

  L'analyse  de Dairou Sahoulba Moyalbaye(Youssouf)

Nous constatons clairement que cette manifestation est devenue un projet phare du Ministère de la Culture, qui normalement devrait juste jouer le rôle de parrain et partenaire ou de tout ce que vous voudriez qu’il soit, sauf ce rôle qu’il assure aujourd’hui vis-à-vis de cette manifestation réservée exclusivement aux jeunes filles tchadiennes. Malheureusement pour ce pauvre Tchad, nous assistons chaque année à une mascarade qu’on n’arrive même plus à trouver un nom juste pour la qualifier.

En effet et d’une manière professionnelle, les règles de jeu ne sont pas du tout respectées donnant chance à chacun de prendre part à une fête à la sauce personnelle, saupoudrée d’un égo qui ne devrait pas avoir sa place dans une organisation d’une telle envergure portant principalement l’image d’un peuple. Déjà, pour mieux organiser cette élection de Miss Tchad, les organisateurs doivent eux-mêmes respecter le règlement intérieur étant le fil conducteur. Et lorsqu’il est bien ficelé d’une manière minutieuse et claire afin d’éviter toute ambiguïté, le règlement devait être pour eux la première source d’un travail d’équipe bien efficace au profit d’une impartiale sélection des candidates à ce grand rendez-vous de beauté. Ainsi, pour qu’une fille accède à ce grand rôle d’ambassadrice de beauté tchadienne à l’échelle nationale et internationale, chaque région ou département du Tchad devait organiser l’élection de sa Miss, d’où la nécessité de décentraliser l’organisation du niveau régional d’abord afin que chaque région s’occupe de l’élection sous l’égide et le parrainage de la mairie à la manière où cela se passe sous d’autres cieux. Sans oublier bien évidemment l’œil vigilant du Comité National.

C’est de cette manière-là que le Comité national pourrait avoir le temps, la maîtrise nécessaire, voir la facilité d’organiser sans trop de failles ce grand événement de Miss Tchad à l’attente du peuple tchadien ou au niveau international. Et cela pourrait être aussi une protection ou une sécurité aux filles en compétition ou déjà élues afin qu’elles ne deviennent pas des proies de certaines autorités ou de certains pervers qui ne viennent que pour accomplir leurs stratégies charnelles comme c’est le cas de nos jours. Enfin, le dernier aspect qui reste est la sensibilisation sur les côtés positifs de cette manifestation avec l’aide des médias nationaux ou ceux de la diaspora avec des arguments solides et convaincants qui devait être toujours fait par le Comité national chargé d’organiser la Miss Tchad. Il ne faut surtout pas oublier de cibler les filles qui répondent aux critères de Miss Tchad et aussi mondial, puisque celle qui va être élue représentera le pays au niveau international. Et s’il le faut, il faudrait prendre en considération les parents de ces filles candidates, car leurs avis sont nécessaires pour que cela se passe sans heurt. D’ailleurs, cela aidera les filles destinées pour le concours de Miss Tchad d’avoir confiance en elles-mêmes.

Malheureusement, rien n’est pris en considération, d’autant plus que les règles de l’agence organisatrice paraissent souvent bidons ou nulles ne tenant pas la route. Car, si réellement les règles ou les critères d’une vraie élection de Miss sont respectés, les Miss déjà élues dans les années précédentes et celle de 2017 ne devaient pas du tout être élues pour représenter l’image de la femme ou fille tchadienne. C’est simple de comprendre les choses. L’Agence organisatrice de Miss Tchad brandit un règlement qui ne permet pas aux filles avec n’importe piercing au corps d’être candidates. Pourtant comme la majorité de nos filles africaines et particulièrement tchadiennes, toutes les candidates ont au moins un piercing, comme elles portent toutes des boucles d’oreilles. Voilà déjà une première décision que je considère d’arbitraire. Normalement en matière d’élection de Miss, les filles mères devraient automatiquement être exclues ou virées de la compétition. Malheureusement, tel n’est pas le cas, même si le Comité vous dira le contraire de ce que je dis ici, surtout que nous ne sommes plus à la première édition de Miss Tchad. Là franchement, j’y reste juste sans voix. Mais en réalité dans tout ça, c’est l’absence des professionnels du domaine qui continue de nous faire sentir de très loin l’odeur d’une mauvaise organisation de ce grand festival de Miss Tchad. Et tant que les organisateurs ne se mettent pas à recueillir des vraies informations ou ne décident pas à faire appel aux spécialistes qui maîtrisent l’organisation de Miss à l’exemple des autres pays où tout se passe en bon édit forme, il va y avoir toujours des couacs et c’est une évidence.

Il y a de la vocation dans ce grand pays d’Afrique francophone et centrale, car des jeunes très doués sont là pour faire mieux au profit de la fierté nationale. Malheureusement le lobbyng et le marchandage empêchent le bon déroulement de cette manifestation féminine d’abord et en plus nationale. Voilà pourquoi la place que la Miss tchadienne devait occupée sur le plan international n’y est pas et ne le sera pas pour demain si les choses ne changent pas favorablement. En définitive, espérons que leurs erreurs ou « bêtises » d’aujourd’hui leur serviront de leçon pour remettre demain la barre très haute de l’élection de Miss Tchad. En tout cas, beaucoup de Tchadiens fiers de leur pays seront toujours là pour sortir tout ce qui va de travers dans l’organisation de ce grand concours de beauté à l’échelle nationale afin qu’un jour cela réponde aux normes d’une vraie Miss. Et c’est mon rêve le plus absolu.

                       

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article