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France

 

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Moussa T.  Yowanga

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 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

15 ans plus tard, c’est-à-dire après leur victoire face au Sénégalais lors de la CAN 2002 au Mali, les Camerounais des anciennes gloire comme Roger Milla, Omam Biyik, Thomas Nkono et Joseph Antoine Bell s’offrent la CAN 2017 suite à une belle finale contre leurs rivaux de tout le temps, les pharaons d'Egypte par un score mérité de 2 buts à 1

Pratiquement en observant l’international camerounais Samuel Eto’o une bonne partie du match, son visage reflétait l'incrédulité et le doute. Il avait de la peine à croire aux exploits des jeunes joueurs de son pays sans la présence sur le terrain d'un expérimenté comme lui. Et à chaque remonté du terrain, la balle au pied des égyptiens était pour lui un calvaire de plus car lui seul savait ce dont ils étaient capables de faire.  

 D’ailleurs lors de la cérémonie de remise de la coupe aux vainqueurs, il n'est pas descendu de la tribune comme l'aurait fait la majorité des anciens joueurs dans pareilles circonstances pour communier avec leurs cadets. Et malheureusement disons-le ouvertement pour lui qui oublie ce proverbe africain qui stipule avec sagesse que « même sans la présence des éléphants, la forêt a une vie ». Et justement, c’est ce que cette jeune équipe du Cameroun a su démontrer au public lors de cette finale  malgré l'absence de Samuel Eto’o et de tous ceux qui ont choisi de boycotter la sélection nationale au profit de leurs clubs respectifs. Les joueurs égyptiens ont clairement confirmé qu'ils étaient des pharaon pas faciles à maîtriser au début de la rencontre. Plus tard, c'était franchement mal parti pour les camerounais, logiquement dominés et menés suite au but de l’égyptien Mohamed Elneny, auteur d'une puissante frappe dans un angle fermé qui trouve la lucarne  à la 22ème  minute de jeu. C'est la stupeur et la consternation  parmi les supporters des lions indomptables présents au stade de l'amitié de Libreville.

A vrai dire, aucun joueur camerounais  n’avait vu venir ce « tir de missile »  qui a surpris comme un éclair l'excellent gardien de but Fabrice Ondoa, plongeant du coup le peuple camerounais et le reste d’Afrique centrale dans un malaise insupportable.  Comme le malheur ne vient jamais seul, le défenseur central Adolphe Teikeu blessé, est contraint de laisser ses coéquipiers après une demi-heure de jeu et se fait remplacer par l'international évoluant au club français de Lyon, Nicolas Nkoulou.

L'entrée de Nkoulou et celle de l'attaquant Vincent Aboubakar avaient changé la physionomie du match. Personne ne pouvait parier que ce garçon de Nkoulou tel un piment "fort" mis dans la sauce des joueurs camerounais marque de la tête le superbe but d'égalisation à la 60ème minute de jeu qui fut indiscutablement à l’origine de la marche de son équipe vers la victoire.. Finalement, l'on peut considérer l'entrée de Nkoulou comme un mal pour un bien puisque cette égalisation dont il est l’auteur à dégonfler la pression des égyptiens qui semblaient planer tels des nuages au dessus du ciel gabonais. Ils s'imaginaient en vainqueur comme les années antérieures où ils avaient pris l'habitude de dominer les Camerounais.

Comme un coup de tonnerre, les lions indomptables ont confirmé leur indomptabilité face aux pharaons; c’est lorsque l’attaquant du Besiktas Vincent Aboubakar avait spontanément gagné son duel face à deux défenseurs égyptiens en réalisant un exploit personnel à la 89e minutes de jeu. A une minute de la fin du temps réglementaire, les carottes semblent cuites pour les pharaons qui n'avaient que leurs yeux pour pleurer. Au sifflet final de l'arbitre central, le Cameroun remporte la finale par un score serré de 2 buts à 1. Les pharaons n'ont pas démérité mais les dieux du sport ont choisi leur camp.

D’après les réactions des Camerounais sur les réseaux sociaux, ils considèrent cette victoire comme un exploit pour leur pays qui, avec ce cinquième sacre, se classe au second rang  des nations les plus titrées dans l’histoire de la CAN, derrière le requin égyptien qui a déjà avalé 7 titres. A l'heure de la célébration, tant pis pour certains joueurs camerounais grincheux ayant refusé de répondre à la convocation du sélectionneur national à l’image de Joël Matip, Erick-Maxim Choupo-Moting et le Marseillais André-Franck Zambo Anguissa, qui sont copieusement vilipendés par leurs compatriotes.   

                                             La Rédaction /Toulouse 06/02/2017

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