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France

 

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Moussa T.  Yowanga

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 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Contrairement au grand débat dernier du second tour du primaire des Républicains qui a eu des bonnes notes d’appréciation opposant François Fillon à Alain Juppé, celui d’hier mercredi 25 janvier 2017 organisé par le groupe France télévisions au profit de Manuel Valls et Benoît Hamon les deux candidats socialistes, n’a pas réellement été un vrai duel politique comme on l’attendait. Evidemment, cela a permis à chacun de deux candidats socialistes de prouver aux électeurs indécis ses capacités actuelles et futures à gouverner la France et surtout à pouvoir résisté à la concurrence de leurs futurs adversaires, notamment celui du Front National(FN)et des Républicains aux prochaines élections présidentielles. En revanche, il faut dès le départ mentionner que si la moisson n’a pas été plutôt très appréciable ou abondante cela est aussi dû probablement au fait que les journalistes mandatés par le groupe France télévisions (France 2 et France-Inter) n’ont pas réellement réussi à poser des questions très pertinentes et précises capables à pousser leurs deux invités politiques ou interlocuteurs à faire des nouvelles révélations.

Malgré tout Benoît Hamon, ancien ministre de l’Education et ex-délégué de l’Economie sociale et solidaire eut tenté dès les premières heures de ce débat traîner son adversaire Manuel Valls, ex-premier ministre et ministre de l’Intérieur sur un terrain qui lui avait paru dans un premier temps difficile à maitriser. Heureusement, reconnaissons-le qu’après plusieurs secondes ou minutes de tergiversations, Manuel Valls a tout de même réussi à placer la barre très haut grâce à des réponses soigneusement apprêtées et précises. Et d’ailleurs, cette attaque venant de la part de Hamon a permis à Manuel Valls en position de challenger (31,48%) derrière son ex-ministre de l’éducation (36,03%) d’aller à l’offensive directe en défendant fièrement une gauche qu’il considère de crédible, d’humaniste et de citoyenne avec un cœur tourné vers l’immigration. Ensuite Manuel Valls n’a pas caché ses mots, abordant le thème de travail en accusant Hamon de porter un message de découragement et d’abdication sur le chômage avec sa proposition d’un revenu universel. « Je ne veux pas d’une vision disant au fond le travail disparaît, on s’y résout, et après tout on partage », lance Manuel Valls à la manière de Christian Ronaldo de Réal de Madrid qui met un ballon au filet en surprenant fatalement le gardien de buts de Barcelone.

Comme une réponse d’un Berger adressée à la bergère, Benoît Hamon qui persiste ou insiste à défendre la semaine de 32 heures avait aussitôt souligné son désaccord important avec Manuel Valls avec une reproche sournoise en allant jusqu’à le lui signifier de n’avoir pas été capable de s’opposer aux études sur l’impact du numérique sur le travail. Bien que ces deux candidats socialistes au primaire restent au courant qu’ils sont à trois mois de l’élection présidentielle, cela ne leur pas interdit de montrer leur désaccord sur le thème de la laïcité, plus directement sur la question du voile des femmes et des filles musulmanes ou autres confessions religieuses. « Là où une femme décide librement de porter le foulard islamique, et il en existe, peu importe ce que nous pensons, au nom de la loi de 1905, elle est libre de le faire, et moi je veux lui assurer cette liberté », a plaidé Benoît Hamon, qui a subi plusieurs attaques en début de semaine sur le sujet. « Notre rôle, c'est n'est jamais de stigmatiser. Mais c'est de dire à ces femmes et ces jeunes filles, qui vivent cet ordre machiste que nous sommes là pour les aider à s'émanciper », a exposé de son côté Manuel Valls, après avoir taxée cette semaine de moins précise la position de Benoît Hamon sur l'islamisme radical.

D’après des experts politiques qui ont donné leurs commentaires à la fin de ce duel politique, l'identité du vainqueur de cette primaire, dont la participation a été jugée assez moyenne (1,65 million de votants, selon le pointage définitif) aura aussi d'importantes conséquences sur les rapports de force avec Jean-Luc Mélenchon et Emmanuel Macron. Et sans doute sur l'avenir du PS et son positionnement futur. Les mêmes experts commentent que Hamon qui bénéficie des soutiens d’Alexis Bachelay(député), de Pascal Cherki(député), de Pierre Cohen (maire de Toulouse) a d’une part un point fort avec cet élan de renouveau qu’il peut incarner, mais il a également un point faible du fait qu’une partie de la gauche remet en question la faisabilité de certaines de ses propositions.

De même, Manuel Valls qui a les soutiens très affichés de la part de Najat Vallaud-Belkacem(ministre de l’Education),de Jean-Ives Le Drian(ministre de la Défense),de Jean-Jacques Urvoas(ministre de la Justice), de Claude Bartolone (président de l’Assemblée nationale), doit rectifié son point faible qui se situe dans les réformes impopulaires qu’il a mené quand il était Premier ministre. Bien qu’il possède un point fort avec son expérience de plusieurs mois à la tête du gouvernement français. Dans cette primaire socialiste, ils étaient sept au premier tour, ils ne sont plus que deux et certainement il n’en restera qu’un, c’est-à-dire un vrai vainqueur qui affrontera aux élections présidentielles les candidats d’une opposition très décidée à effacer du pouvoir les Socialistes qui gouvernent actuellement la France du général de Gaulle avec ses anciens tires-ailleurs sénégalais.

                                         Ahmat Zéïdane Bichara/Toulouse le 26/01/2017

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