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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

 Email :  raf.journal09@gmail.com

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Il suffit d’être très attentif et de bien discerner les discours des autorités tchadiennes, de bien analyser aussi l’ensemble de leurs activités politiques, d’observer les différentes mesures qu’elles prennent pour se rendre compte qu’elles s’inspirent de certains points des stratégies de manipulation de masses précédemment appliquées contre leurs peuples par des redoutables dictateurs comme Adolf Hitler d’Allemagne, Mobutu Sese Seko de l’actuel République Démocratique du Congo (RDC), anciennement Zaïre, Augusto Pinochet du Chili, Nicolae Ceausescu de la Roumanie et Pol Pot du Cambodge pour ne citer que ces quelques exemples parmi tant d’autres. Effectivement, le régime de N’Djaména se croit suffisamment futé pour distraire et détourner l’attention de la population tchadienne depuis qu’il essaie vainement de vouloir lui inculquer l’idée d’une crise financière ou des « vaches maigres », dont les causes sont liées grosso modo à la baisse des prix du pétrole au niveau international, selon les caciques du pouvoir. Cet argument à lui seul est loin de faire l’unanimité parmi les tchadiens pour qui, les mesures prises par le gouvernement ne sauraient constituer la seule panacée connue. Au contraire, ils y voient une sorte de manœuvre dilatoire du régime pour masquer les vraies réalités de cette descente aux enfers du pays. Il ne sert à rien de travestir les faits concernant les causes réelles de la crise pour berner tout un peuple averti et conscient des enjeux actuels.

L’usage grotesque du mensonge est la preuve Voilà pourquoi, beaucoup de tchadiens estiment que Deby Itno profite de façon sadique de cette crise conjoncturelle pour imposer de façon cynique des solutions inadaptées qui n’arrangent personne, sauf la majorité. Mieux il s’en sert comme une arme de punition et de dissuasion envers les tchadiens qui n’ont jamais digéré son passage en force lors des dernières élections présidentielles où la machine à fraude a fonctionné en plein régime. Depuis sa prise du pouvoir le 1er décembre 1990 par la force, Idriss Deby Itno et son parti politique font tout le jour appel à l’émotionnel plutôt qu’à des constructives réflexions démocratiques pouvant déboucher à un développement économique et social, malgré qu’il reste fatalement parmi les plus en retard. Actuellement, l’une des raisons de la peur bleue du président tchadien, c’est de voir naître et prospérer des mouvements de contestations sociales et politiques dont les conséquences imprévisibles pourraient lui être fatales. Il essaie vainement par tous les moyens de contenir la révolte populaire et de mettre la pression sur les travailleurs en les culpabilisant. L’opposition démocratique, la société civile et la presse sont muselées. Il devient urgent d’arrêter cette hémorragie politique causée par la médiocrité de la gouvernance faisant courir le risque à l’immense majorité des citoyens complètement asphyxiée. Sauf erreur de réflexion innocente. Sinon, il faut être dupe pour croire à un tel gouvernement qui s’adresse au peuple comme à des gamins. Quelle honte ! Depuis l’annonce de la crise financière, les travailleurs de la fonction publique et surtout les enseignants du Supérieur au secondaire, voir des écoles élémentaires sont en grève obligeant les étudiants, les lycéens, les élèves et les écoliers à un repos forcé où seuls les plus courageux et les plus nantis s’exercent grâce à leurs propres moyens afin d’éviter la prise de goût à la paresse intellectuelle, un véritable danger pour leur avenir. Evidemment, une telle ridicule situation politique et sociale pose énormément des questions aux parents et à tous ceux qui se soucient de l’avenir de la jeunesse tchadienne.

Mais l’irresponsable gouvernement dirigé par la majorité MPS (mouvement patriotique du Salut) se frotte plutôt les mains lorsque les futurs cadres de la nation n’apprennent plus rien. En effet, cela fait hélas partie des recettes des stratégies de manipulation de masses qu’il a mis en place consistant à maintenir les Tchadiens dans l’ignorance et la bêtise en encourageant immoralement les gens à se complaire dans la médiocrité, la facilité et l’arnaque. Et cela n’est un secret pour personne. Il suffit de prendre l’exemple du taux de réussite des élèves au baccalauréat tchadien pour se rendre compte que le régime d’Idriss Deby Itno encourage l’ignorance plutôt que l’excellence. Certes, cela peut paraître incroyable, mais pourtant c’est bien vrai. Le taux de réussite des élèves tchadiens au baccalauréat reste stupidement l’un des plus faibles du continent africain. Malgré qu’à chaque résultat médiocre, beaucoup d’organisations nationales ou internationales, des opposants ou des acteurs de la société civile, conscients des difficultés que le Tchad fait face, montent au créneau en interpellant les autorités tchadiennes dans le but de les obliger à prendre en main l’éducation des jeunes tchadiens en formation dans le secteur public afin que les résultats soient meilleurs aux examens et concours, mais en vain. Chaque année, c’est toujours le même refrain qui revient. Le pays va mal comme chante l’artiste Ivoirien Tiken Jah Fakoly, de son vrai nom Doumbia Moussa Fakoly . Malheureusement ce n’est pas uniquement au régime d’Idriss Deby Itno d’apporter des vraies solutions à ce Tchad malade politiquement. Le pays appartient au peuple et c’est le peuple qui prendra son destin en main. Idriss Deby Itno et les membres de son parti politique prétendent connaître mieux le peuple tchadien qu’il se connait lui-même en croyant avoir la main mise sur lui. Ils se trompent largement d’analyse. Le moment est presque proche où ces Tchadiens que certains médias internationaux prennent pour des moins engagés en terme de résistance contre la dictature du pouvoir actuel. Sauf là, les enjeux sont colossaux, et exige du peuple, la mobilisation totale. Il est temps de dire clairement à Idriss Deby Itno : " dégage ! Trop, c’est trop"

Ahmat Zéïdane Bichara / Moussa T. Yowanga

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