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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Finalement, les  malsains freins de la justice africaine, réussissent toujours à déstabiliser un peu partout les bonnes procédures judiciaires de beaucoup de dossiers sensibles qui visent souvent certains anciens ou ex-hauts responsables ayant dirigés leur pays avec une main de fer. Assurément, on pointe souvent du doigt beaucoup de pays d’Afrique centrale et surtout ceux de l’Est, comme le berceau de l’injustice et de l’impunité. Contrairement à l’Afrique de l’ouest qui affiche un regard clément et progressiste en se prenant pour une planète de justice et d’absence d’impunité. Pourtant, ce n’est pas souvent le cas. Il arrive de fois de se tromper par habitude de  croire naïvement qu’en Afrique de l’ouest, la justice parait plus indépendante et surtout favorable au peuple. Mais en réalité, certains anciens dossiers étant restés impunis pendant des années sous le règne des précédents régimes moins démocrates  et  correctes, continuent à être bloquer même aujourd’hui pour des raisons inexpliquées et inexplicables. C’est à peu près similaire avec ce qui se passe au Burkina-Faso avec l’assassinat du journaliste Norbert Zongo, dix-huit ans après, Reporters Sans Frontières (RSF) demande aux nouvelles autorités de ce pays avec à leur tête, le président Roch Marc Christian Kaboré, d’accélérer la procédure judiciaire afin que le meurtre  de ce défunt grand homme de la presse africaine soit élucidé et que vérité soit enfin rendue au peuple. Face à la lenteur de  la justice burkinabé jugée insupportable aux yeux de ceux qui luttent pour que les meurtriers de  Norbert Zongo répondent de leurs actes, les responsables de l’association de défense des droits des journalistes vont jusqu’à poser assez des questions sur l’identité du ou des tueurs ou des commanditaires et sur les vraies raisons de cet assassinat odieux. Rsf rappelle tout de même que l’enquête a été rouverte en mars en 2015, pendant la Transition politique qui a suivi la chute de l’ancien président Blaise Compaoré actuellement en exil en Côte d’Ivoire, ayant tenu le pouvoir durant 27 ans. Les Reporters Sans Frontières continuent de reconnaître dans leur communiqué de presse parvenu dans notre Rédaction qu’en décembre 2015, trois anciens soldats du régime de la sécurité présidentielle(RSP) avaient été arrêtés. Et cela avait permis aux plusieurs témoins indirects d’être entendus par la justice de leur pays. Malheureusement désespèrent les Responsables des Rsf, que cela n’a rien donné, car plus de 18 mois plus tard, le procès n’a toujours pas commencé et les meurtriers restent toujours impunis. Or, au cours des dernières années, trois des six principaux accusés sont déjà morts et les chances d’obtenir des témoignages utiles s’amenuisent, regrette amèrement Rsf par le biais de la responsable  du bureau Afrique,Clea Kahb-Scriber. Reporters Sans Frontières affirme avoir eu en entretien directe Maître Prosper Farama, avocat de la partie civile qui dénonce la mauvaise procédure de l’avancée du dossier de l’assassinat de Norbert Zongo qu’il défend. Maître Prosper affirme que dans ce procès, les Burkibanés n’attendent plus les auditions ou des inculpations, mais la vérité.Une décision de la Cour africaine des droits de l’Homme et des peuples en mars 2014 avait en effet, statué que le gouvernement burkinabè n’avait “pas agi avec la diligence due” pour élucider l’assassinat du journalisteSi les familles ont aujourd’hui été dédommagées, il reste à rendre la justice. Maître Farama regrette que les moyens accordés au juge d’instruction soient pour cela insuffisants. Dans leur communiqué de presse, les Reporters Sans Frontières rappellent que le corps du journaliste d’investigation de l’hebdomadaire  « L’Indépendant »avait été retrouvé criblé de balles et calciné le 13 décembre 1998 dans sa voiture à une centaine de kilomètres de Ouagadougou. Il enquêtait alors sur la mort en détention de David Ouédraogo, le chauffeur de François Compaoré, frère et conseiller du président aujourd’hui déchu Blaise Compaoré.Rsf reconnait aussi que les médias burkinabés travaillent par ailleurs de façon relativement libre et se sont notamment illustrés par leur professionnalisme lors du traitement de la crise politique de 2014. Le pays occupe la 42e place sur 180 pays au classement mondial 2016 de la liberté de la presse. 

                                                  Ahmat Zéïdane Bichara/15/12/2016

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