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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

 Email :  raf.journal09@gmail.com

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Ceci est un Sos et une lettre supplication auprès du corps enseignants au Tchad.

 

Chers Corps enseignants, 
Ceci est un cri de douleur des mères que nous sommes.
Nous savons combien de fois votre métier est difficile. De fois ou souvent, nous parents, nous vous déléguons entièrement notre rôle de parents éducateurs.Vous avez été tout pour nos enfants. Ils vous respectent plus que nous, ils vous écoutent plus que nous, ils respectent plus votre autorité que nous.
Tous les jours nous dormons avec une boule au ventre, et chaque jour nous nous réveillons avec l’espoir d’entendre une bonne nouvelle des reprises des cours.Nous, parents qui sommes pauvres, nous seront doublement pénalisés avec nos enfants si l'année se déclare blanche.
Si une année blanche fera plaisir aux gens qui ont des calculs politiques, sans penser à la jeunesse , cela recule la jeunesse Tchadienne des années en arrière.
Si une année blanche serait pour pénaliser le gouvernement, nous comprendrons, sauf que nous savons très bien que tous les membres de ce gouvernement et ses privilégiés ont tous leurs enfants à l’extérieur pour des études, ils ont des moyens de se payer même toute une école à domicile pour leurs enfants. 
Et plus tard, ils reviendront encore plus forts pour dominer le Tchad avec des bagages intellectuels que nos enfants n’auront pas.
Que ferons nos garçons, à nous pauvres pendant cette année blanche ? 
Peut être l’oisiveté les emmènerait à se livrer à des trafics peut être illicites et en faire des délinquants de la société, nos délinquants.
Que feront nos jeunes filles qui continueront à devenir femme à la maison ? Peut être l’oisiveté les emmènerait à devenir des filles que nous ne connaîtrons plus.
Et nous, parents ? Si nous travaillons, c’est beaucoup plus pour les études de nos enfants. Maintenant, qu’est ce qui nous motiverait à se donner au travail ?
Aujourd’hui, notre colère, nos cris de détresse ne ramèneraient peut être pas les ressources du Tchad mal gérées. Car certaines de ces ressources sont déjà devenues des cendres.
Nous vous prions, corps enseignants de penser à nos enfants, pauvres, qui n’ont aucune opportunité que de vous attendre, vous leurs deuxièmes parents pour les conduire vers un avenir qu’ils espèrent par votre dévouement. Nous vous demandons cette solidarité, combien de fois difficile, pour nos pauvres enfants. 
Merci
Le cri d’une mère.
Clarie Mbaidoum

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